2025 : dix idées pour survivre
Réchauffement climatique. Crises financières et économiques. Raréfaction du pétrole, de l'eau et des ressources naturelles... L'avenir s'annonce... complexe. Encore plus pour l'Afrique. Voici quelques pistes pour s'adapter, inspirées par les rapports de think tanks anglo-saxons.
PAR JÉRÔME BOURGEOIS. PHOTOS EXTRAITES DU FILM « HOME », DE YANN ARTHUS-BERTRAND.
En 2025, le concept unique d'une « communauté internationale » de nations-États n'existera plus. L’Amérique sera toujours la première nation du monde, mais son influence aura été largement entamée. La Chine sera devenue la deuxième économie du globe, ainsi qu'une puissance militaire incontournable. Elle sera aussi le premier pays importateur de ressources naturelles et le premier pollueur. Grâce à leurs réserves de pétrole et de gaz, des États comme la Russie et l'Iran auront rejoint la France ou le Royaume-Uni sur le plan économique. Les PIB cumulés des nations membres du BRIC, acronyme pour Brésil, Russie, Inde et Chine, pèseront en 2040 autant que celui des États membres de l'ancien G7. Et d'autres pays seront à considérer sur la scène internationale : Indonésie, Iran et Turquie.
La proportion du monde dit pauvre aura diminué de 23 %, mais elle représentera encore 63 % des huit milliards d'habitants que comptera la Terre et sera relativement plus pauvre qu'aujourd'hui.
Les pressions, énergétiques, alimentaires, écologiques, que nous constatons aujourd'hui seront encore accrues par la présence d'un milliard deux cents millions d'êtres humains supplémentaires. À eux seuls, les pays de l'Afrique subsaharienne représenteront trois cent cinquante millions d'habitants de plus, sur la planète. Le pic de l'infection du sida sera toujours localisé en Afrique subsaharienne. En fonction de l'évolution des actions de prévention, le nombre de malades aura été ramené à vingt-cinq millions ou culminera à cinquante millions.
La gouvernance mondiale sera plus dispersée, avec de nouvelles règles du jeu, imposées par de nouveaux acteurs évoluant dans un contexte d'affaiblissement des alliances traditionnelles de l'Ouest. La tendance entamée aujourd'hui d'un transfert de puissance et d'influence de l'Ouest vers l'Est sera durablement installée en 2025.
Comment le continent africain, fortement marqué par un rajeunissement et une urbanisation de ses populations, peut-il tirer profit de ce scénario géopolitique écrit par les think-tanks* anglo-saxons ? Quelques débuts de réponses en dix points.
1 S'habituer à négocier avec les puissances émergentes
Le système international actuel, imaginé après la Seconde Guerre mondiale, aura pratiquement disparu en 2025. On parlera d'un schéma multipolaire mondial, où les acteurs majeurs ne seront plus seulement les États-nations, mais aussi des « non-nations » : groupes d'affaires ou industriels, tribus, organisations religieuses, mais aussi réseaux criminels. Les « joueurs » vont changer, alors que la table de jeu sera toujours divisée en deux pôles, celui des territoires développés et celui des non développés. D'où le risque, historiquement prouvé, d'un monde plus « instable ». D'ou la nécessité aussi d'anticiper le plus rapidement possible ces nouvelles règles du jeu.
La bascule de la sphère d'influence, de l'Ouest vers l'Est, pour faire simple, sera sans précédent dans l'histoire moderne de notre planète. Elle sera la conséquence en partie des importants bénéfices tirés des exportations de pétrole par la Russie et les États du Golfe. L'attrait des politiques asiatiques combinées à leurs industries à bas prix de biens et services, aura achevé de tourner tous les regards vers l'Est.
Sachant que la Chine, l’Inde et la Russie ne suivent pas le modèle financier libéral occidental, les pays africains devront s’habituer à entendre invoquer le « capitalisme d'État » pour développer leurs économies. D'autres puissances en devenir ont déjà recours à ce modèle : Corée du Sud, Taiwan et Singapour.
2 Préparer la seconde révolution verte, doublée d’une réforme agraire « péri-urbaine »
Face aux enjeux conflictuels de la sécurité énergétique et alimentaire, un consortium de grands producteurs agricoles, comprenant l'Inde et la Chine, en partenariat avec les États-Unis et l'Europe, doivent s'engager à prolonger la « révolution verte » en Afrique subsaharienne, en vue de calmer la volatilité des prix pratiqués sur les marchés céréaliers mondiaux.
En 2025 les augmentations des rendements céréaliers de l'Afrique seront probablement substantielles, mais limitées principalement aux États des parties méridionales et orientales du continent qui auront renforcé leurs relations avec l'Est et le Sud asiatique. Tenant compte de l’urbanisation des populations, les gouvernements devront inventer une véritable politique d’agriculture « péri-urbaine ». D’autre part, les populations locales risquent de ne pas tirer un grand profit de la demande mondiale accrue concernant les produits de ce continent. Sans vrai plan d'urgence, l'Afrique restera figée et la plus vulnérable à toutes les menaces. Les pressions seront d'autant plus fortes que cette région héberge des pays montrant des courbes de population de plus en plus jeunes, sources d'instabilité en cas de défaillance de la gouvernance.
Au Sud du Sahara, les conflits civils, conjugués aux intérêts politiques et économiques liés à l'extraction du pétrole et des minerais, seront susceptibles de contrecarrer les plans du consortium en matière d'irrigation, de transports ruraux, d’ouverture des facilités de crédit et d'investissement. La communauté internationale doit tout faire pour que les gains de productivité dans le secteur agricole bénéficient d’abord aux populations.
3 Anticiper « la guerre de l’eau »
Les États doivent dès aujourd'hui anticiper la raréfaction des ressources en eau, en se dotant des moyens techniques de production, récupération, transformation, épuration et stockage, quelle qu'en soit la provenance : eaux de pluie, eaux salées, eaux usées. Il faudra également tenir compte des infrastructures portuaires et/ou navales : la modernisation des terminaux et/ou des flottes doit être largement programmée en vue de pouvoir stocker et/ou importer/exporter de l'eau par navire cargo.
Au même titre que l'énergie et les ressources alimentaires, l'eau est considérée comme une ressource stratégique « critique ». Les ressources en eau seront d'autant plus vitales dans le contexte de changement climatique que sa raréfaction entraînera des pertes en termes de productions agricoles et donc d'emplois. Encore une fois, l'Afrique subsaharienne est concernée au premier titre.
En 2025, plusieurs nations africaines rejoindront le groupe des pays en panne de terres cultivables et de ressources en eaux : Burundi, Éthiopie, Érythrée, Malawi et Syrie. Les raisons peuvent être multiples – urbanisation, hydroélectricité, biocarburants, agriculture, irrigation – mais les effets seront les mêmes.
Quel sera l'impact du changement climatique dans la vie quotidienne des populations ? Des réponses à cette question dépendra la nature des relations entre pays. Selon que les effets seront ressentis progressivement ou brutalement, on prendra des mesures plus ou moins urgentes. L'hypothèse d'États prenant la décision de fermer leurs frontières pour empêcher le pillage de leurs ressources en eau est à prendre en considération.
4 Interpeller le monde sur la question subsaharienne
En 2025, l'Afrique subsaharienne sera toujours considérée comme la région la plus vulnérable de la planète en termes de défis économiques, de pressions sur les populations, de conflits civils et d'instabilité politique. La faiblesse des États et leurs relations troublées ralentiront probablement les processus de progrès engagés sur la période des vingt dernières années. Le Sud de l'Afrique continuera à être la sous-région la plus stable et la plus prometteuse, d'un point de vue politique et économique.
L'Afrique subsaharienne sera toujours un fournisseur important de pétrole, gaz, métaux sur les marchés mondiaux, attirant du même coup l'attention des États asiatiques, y compris la Chine et l'Inde. Mais les bénéfices tirés de la vente de ces ressources risquent de souffrir de la fracture durable entre les populations « d'en bas » et les élites attachées à leurs intérêts patrimoniaux. Or les réformes économiques inachevées auront pour effet d'exacerber les tensions et divisions politiques ou religieuses sur un mode extrémiste. Plus d'un milliard d'habitants peupleront cette région, dont la moitié sera âgée de moins de 24 ans. Les effets du changement climatique se feront pleinement sentir en 2025, accélérant les effets pervers des migrations climatiques et économiques.
La population urbaine africaine devrait passer de deux cent quatre-vingt-quatorze millions en l’an 2000 à sept cent quarante-deux millions en 2030. Ce qui signifie qu'en 2025, plus de la moitié des Africains vivront en zone urbaine. Si rien n'est fait pour éviter aux jeunes l'aliénation et les frustrations propagées par les images des mondes industriels, ceux-ci pourraient être vecteurs de tensions civiles fortes. Les nouvelles réalités démographiques de l’Afrique devront stimuler une nouvelle génération de leaders issus des couches non élitistes : élus, militants de la société civile ou estudiantine, etc.
5 Maghreb et Moyen-Orient : changer et adapter le modèle
Le Moyen-Orient et le Maghreb, tiraillés entre l'importance de leurs réserves pétrolières et les menaces sur leur stabilité, auront toujours une importance géopolitique significative. Leur avenir dépendra de la façon dont les leaders choisiront de gérer les bénéfices tirés de l'or noir, dans la perspective des changement démographiques, des pressions politiques et des possibles conflits régionaux. Le scénario le plus positif veut croire que ces leaders vont investir dans la croissance économique, afin d’encourager le développement social ou éducatif, tout en incluant dans la vie politique les partis, notamment islamiques modérés, et en privilégiant le dialogue avec leurs voisins.
L'investissement étranger dans cette partie du monde, principalement en provenance même de la région, aura pour effet d'accroître l'intégration entre les économies arabes et conduira au développement du secteur privé, notamment dans le domaine des services. Pour mettre toutes les chances de leurs côté, ces États doivent parier sur les systèmes d'éducation pour faire émerger une nouvelle classe active prête à jouer le jeu de ce développement du secteur privé. L'expérience a déjà été menée dans d'anciens États autoritaires comme la Corée du Sud et Taïwan. L'Algérie, la Libye, le Maroc, l'Égypte et la Tunisie ont tout le potentiel pour parvenir à réaliser cette double réforme progressiste, économique et démocratique.
6 Dépasser l'ère du pétrole
Les niveaux de production de plusieurs pays producteurs traditionnels sont déjà sur le déclin : Yémen, Oman, Syrie, Égypte, Tunisie. Les réserves de Brunei ou du Qatar sont bien entamées. Seuls six ou sept d'entre eux seront encore dans la course en 2025. À cette date, la consommation de gaz naturel aura augmenté de 60 %. Les pays qui importent plus de 80 % de leurs besoins en énergie seront les plus touchés par les prix des matières premières et risqueront la faillite pure et simple : République centrafricaine, la RD Congo, les pays de l'Afrique de l'Est...
La période d'adaptation mondiale à un nouveau modèle énergétique prend en moyenne vingt-cinq ans. En 2025, on traversera encore une phase transitoire. Toutes les technologies actuelles seront inappropriées dans la recherche d'une nouvelle architecture énergétique globale. À cette époque un peu particulière, deux sources d'énergies renouvelables devront être favorisées : le soleil et le vent. D'autant qu'à cette date, ces technologies profiteront largement des progrès réalisés en matière de batteries et de stockage. L’implantation de petites unités photovoltaïques et éoliennes doit être décidée au niveau des États : les faibles coûts de ce type d’infrastructures faciliteront la mise sur pied d'équipements individuels (habitat, bureaux) et encourageront les populations à développer leur propres projets à leur échelle ou des microentreprises.
7 Parier sur la croissance, contre le terrorisme
Le terrorisme n'aura pas disparu en 2025. Le seul moyen de parvenir à entraver le recrutement de jeunes consiste à soutenir la croissance en vue de créer des emplois qui leur sont dédiés, notamment au Moyen-Orient. Les opportunités économiques, conjuguées à la promotion d'un plus grand pluralisme politique, réduiront sensiblement les aspects « attractifs » de cette forme de violence extrémiste, qui aura évolué vers une haute sophistication de ses actions en misant sur le savoir scientifique : attaques chimiques, biologiques, voire nucléaires ne sont pas à écarter.
Nous assistons en ce moment à une dispersion du pouvoir et de l'autorité internationales, qui pourrait conduire à un échec mondial de la « bonne » gouvernance. Les puissances émergentes devront en tirer des enseignements pour, éventuellement, être prêtes à arbitrer les hypothèses les plus critiques : prolifération terroriste, course à l’armement nucléaire...
L'évolution démographique des groupes ethnoreligieux pourrait aussi avoir des implications significatives comme en Israël, où la communauté arabe pourrait représenter jusqu'à un quart de la population estimée, en 2025, à neuf millions d 'habitants, contre un cinquième aujourd’hui. Sur la même période, les juifs ultra orthodoxes pourraient doubler en nombre, ce qui équivaudrait à 10 % de la population. Or la force de l'idéologie sera sans doute plus présente dans le monde musulman, notamment arabe. D'où un risque de renforcement des antagonismes.
8 Compter sur les femmes
Dans la période de transition (énergétique, économique, géopolitique, écologique, etc.) que nous allons traverser, les États doivent penser à encourager, par la loi s'il le faut, une plus grande participation de la femme à la vie économique et même à la gestion politique. La féminisation des outils de décision pourrait changer concrètement le cours de toutes les tendances annoncées précédemment. Les statistiques démographiques sont formelles : il existe une corrélation significative entre un haut niveau d'éducation des femmes et des PIB importants. Leur implication dans la vie active signifie également des taux de natalité revus à la baisse et, par extension, une meilleure santé pour elles ; et, à plus long terme, moins d'orphelins, moins de malnutrition, plus d'enfants scolarisés, autant de facteurs synonymes de stabilité sociétale.
Quant à savoir si une politisation de la femme est également souhaitable, on cite souvent le Rwanda (et la Suède) en exemple, où son entrée en politique a permis de se concentrer sur les questions de développement sociétal : santé, environnement, développement, etc. Enfin, une gouvernance féminisée, tant en entreprises qu’au sein des gouvernements, serait aussi moins réceptive aux pratiques dommageables comme la corruption.
9 Profiter des relations sino-africaines
La Chine est devenue une source alternative d'aide pour les pays africains. La tendance observée sur la période des dix dernières années est d'autant plus positive qu'elle s'inscrit dans une approche « stratégique » à long terme : pour pouvoir continuer à avoir accès aux matières premières locales, Pékin doit fidéliser autant que possible les gouvernements du continent. L'engagement financier chinois est, pour le moment, vécu comme moins substantiel que celui des États-Unis. Il est aussi conditionné à la politique d'une « Chine unique » (qui ne reconnaît pas Taiwan). Les prêts accordés aux gouvernements impliquent souvent d'avoir recours aux équipements et à une main-d'œuvre importés de l'Empire du milieu, ce qui peut parfois soulever la question de la responsabilité du prêteur.
Reste que l’Afrique représente un pari sur l'avenir pour la Chine : le continent africain, qui représente aujourd'hui 10 % seulement des réserves de pétrole prouvées, est aussi celui qui a été le moins exploré, laissant penser qu'il offre de réelles opportunités en matière de découvertes de nouveaux gisements. L'autre intérêt tient à la balance commerciale : les exportations chinoises à destination de l'Afrique ont plus que quintuplé entre 2000 et 2006. Pékin sera sans doute le premier partenaire commercial du continent, dès la deuxième décennie de ce siècle. Enfin, la stratégie d'investissement étranger de ce pays en Afrique est décrite comme massive, notamment dans le domaine des télécommunications. Paradoxalement, la crise financière mondiale actuelle pourrait conduire à un engagement encore plus fort et plus rapide de sa part en Afrique. La vision chinoise de cette région du monde est, en effet, plus positive que la vision occidentale : on incite aussi bien les grandes compagnies nationales que les petites entreprises privées à y prendre plus de risques. Le prochain Forum de coopération Chine-Afrique (FOCAC), programmé au quatrième trimestre de cette année, devrait confirmer la tendance d'un renforcement durable des relations sino-africaines.
En filigrane, la présence accrue de la Chine pourrait doper toute la réflexion globale d’une politique de partenariat et de coopération Etats-Unis / Chine concentrée sur les défis africains : opération de maintien de la paix, réformes agraires péri-urbaines (une spécialité chinoise), etc. En résumé, plus l'Empire du milieu s'y engagera fortement et durablement, plus les États-Unis seront obligés de suivre le mouvement, si Washington ne veut pas passer à côté des réserves non encore découvertes.
Sur le plan militaire, le commandement américain de l'Africom (United States Africa Command) a déjà signifié sa volonté de travailler avec les forces militaires chinoise présentes en Afrique. Au moment où divers rapports alertent sur la fragilité du continent face aux trafics de cocaïne colombienne, les deux pays ont les moyens de sérieusement renforcer la sécurité des États côtiers, par exemple. Dans cette perspective africaine, les États-Unis pourraient enfin convaincre la Chine de rejoindre le Club de Paris, où les pays les plus riches de la planète se penchent régulièrement sur l'état d'endettement des membres de la communauté internationale en y apportant plusieurs niveaux de réponses : restructuration, allégement ou annulation.
10 Valoriser les richesses du continent
Cultiver des terres présentant des « inconvénients géophysiques », comme des cycles de pluie abondants, mais imprévisibles, des sols pauvres et une densité élevée ? Investir massivement dans les déserts nord-africains ? Ces deux idées illustrent les nouveaux modes de pensée globale, industriellement réfléchie et commercialement documentée, qui pourraient permettre à l’Afrique de tirer parti de ses faiblesses.
Fin juin, la FAO (Food and Agriculture Organization of the United Nations, Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture) et la Banque mondiale ont, par exemple, publié une étude intitulée « L'Éveil d'un géant africain ? » consacrée aux « 400 millions d’hectares de savane guinéenne exploitables commercialement ». « Une vaste bande de terre fertile traversant vingt-cinq pays a le potentiel de transformer plusieurs pays africains en protagonistes mondiaux en matière de production de matières premières agricoles », indique le document qui fait remarquer que seuls 10 % de cette bande sont à l'heure actuelle effectivement cultivés. Selon l'étude, pour que le développement soit équitable et pour éviter tout conflit social, il faudrait que cette opération soit conduite par les petits exploitants agricoles, à l'image du modèle thaïlandais, et contrairement à ce qui s'est passé au Brésil (grosses exploitations agricoles dirigées par de riches fermiers). « L'agriculture commerciale en Afrique peut et doit impliquer les petits exploitants, afin de maximiser la croissance et d'en étendre largement les bénéfices », affirme Michael Morris, économiste agricole auprès de la Banque mondiale, à Madagascar. L'expérience de la Thaïlande et du Brésil montre que lorsque des petits fermiers sont impliqués dans le développement, cela stimule la demande locale, tout en accélérant la réduction de la pauvreté.
Toujours au mois de juin, le projet allemand Desertec a été « bouclé » : une vingtaine de compagnies se disent prêtes à investir cinq cent cinquante-cinq milliards de dollars dans la construction de centrales solaires photovoltaïques dans les régions désertiques du Maghreb. Objectif : vendre de l’énergie verte à l’Europe et réduire la dépendance énergétique traditionnelle du continent. Le consortium, dont la naissance est annoncée pour mi-juillet, estime possible de satisfaire jusqu’à 15 % des besoins européens en électricité dès 2019.
*Sources : National Intelligence Council ; Center for Strategic and Internatioal Studies ; Center for Research on Globalization.
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