Lisez l’intégralité du carnet de voyage de Venance Konan publié dans notre numéro d’octobre : 2000 kilomètres « d'ivoiritude »... Du Nord au Sud, d'Est en Ouest… Notre reporter a sillonné une nation appauvrie, désabusée, dans l'attente d'un changement hypothétique. Une nation dont les préoccupations sont loin des jeux d'appareils d'Abidjan, et qui pourtant ne perd jamais son sens de la dérision et de l'humour...
Ils sont photographes, africains. Ils font l'actualité au quotidien. Avec peu de moyens, ils prennent parfois des risques, explorent une réalité souvent méconnue. Et ils sont peu connus du grand public. Par nature, ils sont courageux et avant-gardistes. C'est leur talent que le mensuel Am, Afrique magazine, a souhaité mettre en avant aux prochaines « Rencontres de Bamako, Biennale africaine de la photographie » organisée du 7 novembre au 7 décembre 2009, avec une projection dédiée à la photographie africaine de presse.
Il était beau, d’une élégance rare, dandy, tour à tour timide et arrogant, exécrable et généreux, d’une belle lucidité politique et sans concession à l’égard de l’Amérique blanche. Mais Miles Davis était surtout membre de ce club très fermé des artistes monumentaux d’un XXè siècle finissant, à l’égal d’un Bob Dylan ou d’un Jimi Hendrix. L’égal in fine d’un Pablo Picasso. Des créateurs-phénix renaissant sans cesse de leur période précédente. Des hommes de la remise en question perpétuelle. Le peintre franco-espagnol ne fut-il pas successivement figuratif, puis primitiviste, virant ensuite cubiste, pour continuer de se chercher dans l’abstraction ?
Saïdou Dicko est de retour. Il nous avait déjà tapé dans l’oeil lors de la Biennale de la photographie en 2007 (il avait notamment reçu un prix), le voici de retour cette année, dans l’exposition collective qui rassemble 40 photographes au Musée national du Mali. C’est sur « son » mur que ce termine le parcours de l’exposition. Un mur kaléidoscopique, qui rassemble plus d’une centaine de petits formats de ses photos, dont le thème n’appartient qu’à lui : les ombres...
Mardi 10 novembre, Maureen Auriol, la directrice photo d'AM, bat le rappel des troupes avant la projection. Entourée de Baudouin Mouanda, Erick-Christian Ahounou, Warren Saré et Emmanuel Daou Bakary, elle regarde une dernière fois le petit film sur lequel elle a a travaillé et qui doit être projeté tout à l'heure. Il présente les photographes qui travaillent régulièrement pour Afrique Magazine. Chacun avec son style, sa personnalité. La projection explore différents thèmes sociaux, culturels ou encore politiques, comme toute la série de Erick-Christian Ahounou, photographe béninois installé au Sénégal, qui a su saisir le président Abdoulaye Wade dans son intimité.
Depuis cinq mois, on vend à tout-va du King of pop. Apogée : la sortie du film tant attendu sur ses ultimes répétitions.
De gros flocons de neige tombent sur Potsdamer Platz. Soudain, sur l’écran géant à l’entrée du Berlinale-Palast, le visage de Hiama Habbas (Les Citronniers, Munich…) s’éclaire, image enregistrée. La comédienne est une des rares vedettes du monde arabe ou africain mises en exergue ici. Le 60e Festival du cinéma de Berlin est ouvert sur le monde, mais c’est d’Asie que viennent nombre de films présentés cette année encore.
Un Premier ministre qui s’invite dans une projection de la Berlinale, c’est peu banal. C’est ce qui s’est produit au second jour du 60e Festival du cinéma de Berlin, avec le chef du gouvernement irakien : Nouri Al Maliki, dans un message vidéo de trois minutes diffusé après la projection de « The son Of Babylon », a dit son soutien à ce film, co-produit par son pays avec la Grande Bretagne, la France, les Pays-Bas, l’Egypte, l’Etat palestinien et les Emirats arabes unis ! Un premier film irakien post-Saddam, présenté à Abu-Dhabi en octobre et au festival américain de Sundance en janvier dernier.
Oui, le cinéma africain attaque, mais il est encore loin de commettre un hold-up sur les box offices européens et américains.
Triomf sort en France le 26 mai. Un film inattendu sur l’Afrique du sud : une tragicomédie qui se joue dans un quartier de Johannesburg à la fin de l’apartheid, habité par un prolétariat blanc d’origine Afrikaan… Critique du film dans Afrique Magazine de juin et trois questions, ci-dessous, à son réalisateur, Michael Reaburn.
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