
Si vous avez l’occasion d’écouter The Imagine Project, le nouvel opus du jazzman américain Herbie Hancock, soyez tout ouïe. Vous entendrez des atmosphères africaines, sans doute dues à Lionel Loueke, un chic type doté d’un physique de basketteur mais qui excelle dans la galaxie jazz. « Un musicien unique… et un humain qui a le coeur sur la main », dit de lui l’immense Herbie. « Un homme qui aime le moment, la surprise, donc le jazz », répond modestement ce Béninois, qui participe actuellement à la tournée mondiale du maître Hancock.
En six albums et une flopée de collaborations, le guitariste concilie les couleurs musicales de son Bénin natal avec les prouesses techniques du jazz. « Son talent m’a été révélé à l’occasion d’un concert qu’il a donné à 15 ans, dans un grand hôtel de Cotonou », se souvient son père, Basile, enseignant à la retraite. C’est d’ailleurs à son frère aîné Alexis, que Lionel doit ses premiers cours de guitare. Convaincus que le jeune homme entretient des rapports fusionnels avec l’instrument, ses parents l’envoient dès ses 17 ans au National Institute of Art d’Abidjan. Verdict des professeurs : enfant prodigieux !
Après un passage par Paris, il reçoit une bourse pour étudier au Berklee College of Music de Boston, aux États-Unis. Depuis, les récompenses, les tournées et les séances d’enregistrement s’enchaînent pour l’un des meilleurs guitaristes de jazz au monde.