Si vous avez l’occasion d’écouter The Imagine Project, le nouvel opus du jazzman américain Herbie Hancock, soyez tout ouïe. Vous entendrez des atmosphères africaines, sans doute dues à Lionel Loueke, un chic type doté d’un physique de basketteur mais qui excelle dans la galaxie jazz. « Un musicien unique… et un humain qui a le coeur sur la main », dit de lui l’immense Herbie. « Un homme qui aime le moment, la surprise, donc le jazz », répond modestement ce Béninois, qui participe actuellement à la tournée mondiale du maître Hancock.
D’emblée, il prévient. « Je suis fatigué. » Trompette sur les genoux et serviette autour du cou, Femi Kuti, 48 ans, a la mine renfrognée des mauvais jours. Pas envie de parler. Un peu préoccupé. Passé quelques minutes, ses yeux s’emplissent pourtant de colère ou de passion à mesure qu’il se livre.
Il dessine depuis son adolescence. Mais c’est à ses 17 ans qu’Adjim Danngar se professionnalise et choisit le dessin de presse, après une brève expérience dans la bande dessinée.
Faites un test : plongez un Ivoirien dans un titre de Billy Billy et, immanquablement, vous verrez tôt ou tard ses zygomatiques entamer un ndombolo irrépressible ! Depuis 2007, ce jeune homme joufflu est la coqueluche de la Côte d’Ivoire.
Il va falloir compter avec une nouvelle galerie ! Une adresse qui risque fort de devenir incontournable pour les amoureux de l’art contemporain du Moyen-Orient et de l’Afrique. Située au coeur de ce quartier d’esthètes qu’est Saint-Germain-des-Prés, à Paris.
En ce moment, ils courent, ils courent, les trois membres du 113 ! AP est aux abonnés absents. Et Mokobé est à Bamako, pour les fêtes du cinquantième anniversaire de l’indépendance malienne, un événement qu’il n’aurait manqué pour rien au monde.
Elle est arrivée avec une heure de retard à sa conférence de presse, dans ce palace parisien. Mais vendre cinquante millions de disques dans le monde, ça permet certaines libertés !
« Only fans can judge me ! » Seuls les fans peuvent me juger, son slogan. Franc, cru et direct, Don Bigg parle couramment anglais, mais il chante en darija, l'arabe dialectal marocain, et ça dérange. Tee-shirt blanc XXXL, grosse chaîne en argent et petite barbe faussement négligée, ce Casaoui de 27 ans est la star du rap chérifien.
Elle est née dans le Cuba des années 1970 encore sous influence de l’URSS et Yoani renvoie à cette époque où l'on choisissait pour ses enfants un prénom commençant par un Y, à la mode chez les Soviétiques : Yamile, Yulieski, Yolexis, Yanisleidi, Yoandri, Yusimi, Yama… Agée de 34 ans, la philologue est devenue la plus lue des Cubaines, avec son blog logiquement intitulé « Generación Y », ouvert il y a un peu plus de deux ans, traduit en dix-sept langues, et qui attire plusieurs millions d’internautes chaque mois, malgré les tentatives de blocage des autorités.
Tout prédestinait la Franco-Marocaine, native de Roubaix, à une carrière musicale. Dès l’âge de 7 ans, elle se voit porter sur ses petits genoux l’instrument on ne peut plus emblématique de la France : l’accordéon ! Une décision que son père a prise par souci d’intégration. Seulement, la belle Saïda nourrit en secret une passion pour les planches. À 20 ans, c'est le divorce avec l’accordéon, qu’elle range dans son placard. Du souvenir de cette rupture naît, en 2006, son premier spectacle autobiographique, Monsieur Accordéon, où elle tente une réconciliation avec son passé, non sans humour.
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