octobre 2018

Marguerite Abouet
« Nous avons nos propres histoires à raconter »

Par Christophe Langevin
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C’est la « maman » fameuse d’Aya de Yopougon et du Commissaire Kouamé, des BD best-seller qui s’inspirent de sa jeunesse à Abidjan. Mais elle est aussi scénariste pour C’est la vie, la série télévisée qui fait un carton. Dans laquelle, encore une fois, elle bouscule convenances et a priori sur le continent…
 
Être la maman d’Aya de Yopougon n’est sans doute pas le job le plus facile du monde. Certes, il est gratifiant. Prix du meilleur premier album au festival d’Angoulême en 2006, Aya s’est imposée comme le plus célèbre personnage de bande dessinée d’Afrique francophone. Ses albums (aux éditions Gallimard) ont été traduits dans une quinzaine de langues et se sont vendus à plus de 700 000 d’exemplaires. Mais l’ombre tutélaire de la « go d’Abidjan » est sans doute pesante. Comme d’aucuns rêvent de tuer le père ou la mère, Marguerite Abouet, née en 1971 sur la lagune Ébrié et arrivée en France à l’âge de 12 ans, est sans doute intimidée par la statue dressée de son vivant à « sa fille » et celle que d’aucuns prennent à tort pour son double. D’Abidjan à Paris en passant par Dakar, elle sait qu’elle est avant tout perçue comme la « maman d’Aya ». Cette jeune femme qui ressemble tant à celle qu’elle aurait pu être si elle était restée à Yopougon. Marguerite Abouet pourrait se contenter de gérer sa renommée et les royalties, mais elle aime les défis plus que tout. La scénariste de bande dessinée a laissé les aventures d’Aya en jachère, même si elle a mille idées en tête. En 2010, elle a lancé avec succès Akissi, la petite soeur d’Aya. Plus risqué, elle a donné naissance en novembre 2017 au personnage du Commissaire Kouamé, un dur à cuire. Au risque de surprendre son public. Qui imaginait que la mère de la douce Aya pouvait s’intéresser aux enquêtes criminelles et aux interrogatoires musclés dans les prisons d’Abidjan ? Autre défi, elle a signé Terre gâtée (éd. Rue de Sèvres, 2018), un western africain. Mais la BD n’est pas son seul horizon. Après l’adaptation d’Aya en 2013 au cinéma, elle s’est lancée dans une autre aventure audiovisuelle : la série C’est la vie, au coeur d’un centre de santé à Dakar. Des sujets souvent graves comme le trafic de faux médicaments y sont traités avec humour. Diffusée dans plus de 40 pays d’Afrique subsaharienne, son audience dépasse les 100 millions de téléspectateurs potentiels. Marguerite Abouet affiche un beau sourire timide, mais elle est consciente de ses responsabilités envers le continent : donner à voir une autre Afrique, loin des clichés. Une Afrique dépeinte avec des yeux africains.
 
AM : Pourquoi « la mère d’Aya de Yopougon » a-t-elle envie d’explorer l’univers du polar ?
Marguerite Abouet : Par défi. J’ai voulu me prouver que je pouvais écrire d’autres histoires. Le polar m’a toujours fascinée et j’ai beaucoup d’admiration pour ses auteurs. Petits, nous avons été bercés par l’inspecteur Colombo et par Shaft (célèbre détective de fiction afro-américain). À chaque fois que je regardais un film policier, je savais tout de suite qui avait commis le meurtre. Et plus personne autour de moi ne voulait regarder des séries en ma compagnie. Je gâchais le plaisir des autres. Là, je voulais passer à autre chose. Aya me colle à la peau. Avec elle, je suis un peu l’ambassadrice d’une Afrique différente que celle que l’on a l’habitude de voir, et je me suis dit que je pouvais raconter cette autre Afrique. Toujours prendre pour décor Abidjan, cette cité que je connais et qui est, pour moi, un théâtre à ciel ouvert. Dans cette ville, on peut faire un polar ou un film d’action. On peut même imaginer une histoire d’amour. Je me dis que c’est magnifique, tout ce que l’on peut faire avec un tel décor.
 
Aviez-vous envie de raconter le côté sombre ?
Ce n’est pas vraiment un côté sombre. C’est un côté, tout simplement. Aya possède aussi des parts d’ombre. Certes, c’est évoqué avec une certaine légèreté, mais il y a des aspects durs. Les professeurs violeurs, par exemple. Les femmes trompées. Les faux pasteurs. Peut-être que le fait qu’Aya soit une héroïne et qu’elle soit toute mignonne et humaine donne cette impression, mais ce n’était pas non plus doux. Ce qui m’intéresse, c’est de créer des personnages.
 
Aya était clairement un personnage positif alors que le commissaire Kouamé est plus ambigu ; il a des méthodes brutales. On a du mal à dire s’il est sympathique ou antipathique. Il demeure dans un entre-deux.
Mais c’est le propre de l’homme. Kouamé est commissaire. Il a une lourde responsabilité. Il est censé rétablir l’ordre dans le pays. Forcément, il n’est pas là pour plaisanter avec tous les malfrats du coin. Si le gouvernement a fait appel à lui, c’est parce qu’il sait que c’est l’homme qui va remettre les choses dans le droit chemin. Et en plus, il y a un meurtre. Un magistrat tué dans une mise en scène bizarre. Il ne va pas aller caresser les petits bandits. En même temps, quand il va voir ces femmes dans ce quartier qui s’appelle « mon mari m’a laissée »…Comment les connaît-il ? Comme le dit son adjoint Arsène, son chef ne divulgue pas tous ses secrets. Il a des côtés humains. Il a une famille. Une épouse. Des enfants. Il a des amis, comme cette femme qui tient l’établissement Le Blockaus. Il a ce monsieur Sow qui gère un maquis, et chez qui il vient manger un rognon tout simple.
 
Votre commissaire n’est pas dans le jugement de valeur, notamment par rapport aux prostituées.
C’est en cela qu’il est humain. Le fait qu’il y ait des prostituées. Qu’il y ait des hommes qui se déguisent en femmes. En plus, il sait tout cela, puisqu’il va au Blockaus de temps en temps. Il sait comment marche la société. Comment l’être humain fonctionne. Pour moi, c’est un grand humaniste. Il dit que quand on tue par l’épée, il est normal que l’on périsse par l’épée. 
 
Adhérez-vous à ses valeurs ?
Ce qui ne serait pas normal, c’est qu’il ignore le monde des prostituées. On ne vit pas dans un monde de Bisounours. Ce n’est pas parce que dans le passé j’ai écrit des histoires où les jeunes filles sont parfaites qu’il doit en aller toujours ainsi. J’ai créé un personnage avec tous ses défauts. 
 
Votre commissaire emploie des méthodes très musclées. Il va jusqu’à tabasser les suspects.
En même temps, on ne peut pas le lui reprocher. J’ai vu sur France 2 un documentaire sur un commissaire ivoirien. Il a choqué tout le monde. Des journalistes français ont suivi ce type pendant une semaine. Il y avait un meurtre. Un policier est mort et ce commissaire a traumatisé toute la ville. Il attrape tout et n’importe qui. Il battait les suspects et en même temps il était bien avec lui-même. Quand le journaliste lui disait : « Vous y allez un peu fort. Vous êtes sûr que c’est ce type-là ?! » Il disait : « Non, je ne sais pas, mais vous n’allez pas me reprocher de faire mon travail. Vous, en Europe, vous avez tout le matériel qu’il faut pour trouver des empreintes, pour chercher l’ADN. Mais moi, regardez où je suis. Je n’ai pas tout ça. Donc comment voulez-vous que je fasse justice dans ce pays ? Je les tabasse jusqu’à ce qu’ils avouent. » La plupart du temps, ce n’est pas eux… Ce n’était pas drôle, mais en même temps c’était drôle. Ce type qui fait justice avec les moyens du bord. Mettez un commissaire dans une grande ville comme Abidjan où il n’a pas grand-chose : comment fait-il pour mener à bien son enquête ? En Afrique, quand votre enfant est enlevé ou quand votre frère reçoit une balle, on ne trouve même pas le coupable. Et moi, je pense que ce n’est pas normal. 
 
 
Pour trouver l’inspiration, avez-vous fréquenté un commissariat ?
Pour écrire Aya, je peux être à Paris. Pour écrire Bienvenue (autre héroïne de Marguerite Abouet), je peux être partout dans le monde. Quand je cherche des histoires, il faut que je sois dans un endroit qui bouge : le métro, un bar. Mais je n’ai pas vraiment besoin de m’infiltrer. En revanche, à Abidjan, il m’arrive de faire des rencontres inspirantes. Je passe la journée chez ma mère. Une voisine arrive en pleurant en me disant que son fils a été arrêté. Ils l’ont tabassé et ils l’ont emmené au commissariat. Elle voit que je suis là. Elle me dit que si les policiers me voient, ils vont forcément libérer son fils. Je dis : « Ah bon, c’est bizarre. » Dans ce commissariat, les policiers étaient occupés à regarder la télé. Une série policière américaine. On leur parle du jeune homme. Comment peut-on regarder toute la journée des séries policières où tout est tellement sophistiqué et puis travailler dans un endroit où il ne se passe rien ? Ils avaient entre eux un langage assez intéressant. Tout de suite, je me suis dit : « J’aime bien la façon dont ils parlent ! » Ils disaient par exemple : « Selon une source qui vient tout juste de tomber », et c’est plutôt ça qui m’intéressait, et bien sûr, de retrouver cet enfant tabassé alors qu’il n’a rien fait. 
 
Avez-vous passé 24 heures dans un commissariat ?
Non, non, sinon, j’aurais « pété un câble » !
 
Votre commissaire constitue un étonnant duo avec Arsène. Ce dernier est tout à la fois chauffeur et enquêteur.
Ce qui m’intéresse, ce sont les rencontres humaines. Comment on fait vivre des personnages complètement différents et qui se retrouvent dans une aventure ? Avec les albums suivants, on va commencer à en savoir plus sur Arsène. Qu’est-ce qu’il fait là ? Pourquoi le commissaire ne le voit même pas comme un Blanc ? Mon écriture parle du vivre ensemble. Est-ce que c’est parce que moi-même je suis étrangère et que j’ai dû faire plein de rencontres qui m’ont aidée (ou pas) ? Le commissaire Kouamé, comme il sait « qu’il est terrible comme mec », ne fait confiance à personne. C’est peut-être pour cela qu’il a pris un Blanc comme adjoint. Parce que tout simplement, le Blanc ne va pas l’empoisonner. Il ne fait pas partie de sa famille, de ses amis. Comment cet Arsène est arrivé là ?On verra plus tard…
 
Avec un chauffeur blanc, voulez-vous aller à l’encontre des clichés ?
Même pas. Forcément l’adjoint, c’est celui qui conduit.
 
Cette bande dessinée a un côté cinématographique. En l’écrivant, avez-vous pensé à l’adaptation ?
J’écris un peu comme si je réalise. Je faisais déjà les découpages. On doit y croire. On doit s’y croire. Et pour moi, j’ai besoin de faire mes croquis. Je le faisais avant d’écrire des séries. Mon regard cinématographique s’est renforcé. Je n’ai pas donné les droits audiovisuels à Gallimard. Je me suis dit : « Il pourrait être adaptable. » Avec un commissaire bien à nous et avec ce duo.
 
L’Afrique francophone peut-elle développer une véritable industrie du cinéma ?
Pour moi, c’est simple, tant que l’on fait l’impasse sur la formation, il n’y aura pas de cinéma, ni à Dakar, ni à Abidjan. C’est vraiment ce qui manque aujourd’hui. Il nous faut des structures. Le cinéma, c’est un vrai métier. On raconte une histoire puis on la filme. Puis on monte pour que ce soit projeté. Cela demande beaucoup de techniques. Tant que l’on fait l’impasse sur ces techniques, sur ces formations… Il nous manquera quelque chose de fondamental ! Cela suppose des structures où les jeunes peuvent se dire « Tiens, moi je vais être chef op’ ou je veux ingénieur du son, je veux être machiniste, je veux être scénariste ». Avec C’est la vie [la série que Marguerite Abouet tourne au Sénégal], ce qui m’intéressait, ce n’était pas d’aller en conquérante en Afrique. Je me disais : « J’ai cette chance-là. » Cela va créer de l’emploi. Ce n’est pas que ce côté « série féministe » qui cartonne en Afrique. On a créé de l’emploi, pour 200 personnes.
 
Allez-vous construire une école ?
J’en rêve. C’est le but. Aujourd’hui, si une petite Africaine dit : « J’aimerais bien faire du cinéma », elle risque de prendre une claque. Alors que si dès le départ, on explique qu’il s’agit de vrais métiers et que l’on leur montre une fille qui porte une caméra, tout va être possible. Nous, c’est ce que l’on fait dans c’est la vie. Dans la production, j’ai exigé qu’il y ait autant de femmes que d’hommes à tous les niveaux. Et elles sont fières. Il faut des exemples. Quand je parle de cinéma, cela me fait rire, car il n’y a pas de cinéma. Le cinéma a disparu en Afrique.
 
Mais dans certains pays des salles rouvrent, notamment au Nigeria, au Cameroun, en Côte d’Ivoire ou au Sénégal.
Oui, mais ce sont des salles élitistes. Il faut aller dans certains quartiers (riches) pour voir ces cinémas-là. Quand nous étions petits, il y en avait dans chaque quartier. Et c’est bien beau d’ouvrir des cinémas, mais qu’est-ce que vous vous voulez montrer dans ces salles-là ? En sachant que nos films sont faits par des Africains, ce sont plutôt des films qui s’adressent à un public européen. On voit aussi des salles élitistes ici, d’art et d’essai, où il y a quelques Blancs. Des films qui n’intéressent pas les Noirs. Pour que le grand public puisse voir nos films, on est obligés de les projeter nous-mêmes. Moi, j’ai parcouru les grandes villes africaines avec Aya. Nous avons fait des projections en plein air. À Yopougon, en plein terrain de foot, on a installé tout ce qu’il faut. Aya est partie dans les villages. C’était magique. C’était volontaire. On ne peut pas faire un truc aussi positif sur l’Afrique et que les Africains ne puissent pas le voir. Le contemplatif, c’est fini. Montrer le désert pendant 20 minutes, ce n’est pas possible. Soyez des Tarantino. Montrez des meurtres. L’Afrique est un continent qui regorge d’histoires qui n’ont pas encore été racontées.
 
Comment expliquez-vous que l’industrie du cinéma soit plus développée en Afrique anglophone, notamment au Nigeria ?
Ce n’est pas parce qu’il y a la quantité qu’il y a la qualité. On cite beaucoup les films de Nollywood, mais les trois quarts ne sont pas d’une très grande qualité. Mais si je respecte tout ce qu’ils ont construit et accompli : ces studios, toute cette facilité à réaliser des séries. Nollywood a rassuré, il y avait des films qui méritaient d’être appelés des films. Je pense que ce qui a freiné la Côte d’Ivoire, c’est cette décennie de problèmes sur place, qui a tout ralenti, que ce soit dans l’éducation ou la santé. On a pris beaucoup de retard. Il faut que l’on soit compétitif avec le cinéma occidental. Il faut des structures et pour cela, il faut une vraie prise de conscience de la part de nos dirigeants. Aujourd’hui, nous avons un ministre de la Culture qui essaie de redresser tout cela. On ne peut pas toujours tendre la main vers l’Occident, vers la France, pour qu’elle finance nos propres films. Tant que nous continueront être financés, on ne pourra pas faire ce que l’on veut vraiment. On ne pourra pas raconter vraiment ce que l’on souahite.
 
Quel bilan dressez-vous de C’est la vie ?
Je trouve que l’on doit tous être fiers. En trois ans, on a tourné 62 épisodes. Du jamais vu. On a créé une structure digne des séries européennes. C’est la vie ne donne pas simplement la parole à celles que l’on entend très peu, ces filles, ces petites filles, ces ados qui luttent pour le changement social, mais a aussi créé de l’emploi. Quatre ans avec la même équipe que l’on élargit peu à peu. Quatre ans que l’on tient, que l’on fait travailler tout un quartier, Yoff (Dakar). Tous ces gens-là font de la figuration. C’est la vie ça suscite des débats entre hommes et femmes, personnes âgées et jeunes. C’est génial, ils regardent tous et après ils discutent : « Est-ce que Rashel a bien fait d’aller à la pharmacie pour la pilule du lendemain ou est-ce qu’il fallait qu’elle reste enceinte ? » On n’accuse personne. On n’assomme pas avec des messages pesants. On raconte juste des histoires. Sans prendre parti pour qui que ce soit. TV5 a fait un grand reportage sur les coulisses, ils sont même allés au village filmer des familles qui suivent C’est la vie. Les personnes interviewées disaient : « C’est super parce que l’on se retrouve tous sous l’arbre à palabres et on discute. » Des hommes ont créé des « écoles de maris » pour aider leurs femmes. Ça, c’est une belle victoire.
 
Vous avez un projet de western. Pourquoi choisir un tel genre plutôt associé à l’Amérique ?
Si j’écoute les historiens, tout a commencé en Afrique. Pourquoi pas des westerns chez nous. L’Afrique est vaste. Nous possédons tous les paysages possibles et imaginables. On n’a pas d’Indiens, mais on des groupes ethniques qui s’affrontent. Nous avons des migrants. Ceux qui sont aujourd’hui les plus pauvres, qui essaient de traverser l’Afrique pour rejoindre la mer.
 
Les fans veulent que leurs héros connaissent sans cesse de nouvelles aventures. Aya vient-elle vous visiter la nuit et vous demander « quand viens-tu me réveiller » ?
Sur les réseaux sociaux, j’ai mis la couverture du commissaire sur la page d’Aya. Au départ, les lecteurs ont pensé que je venais de sortir un nouvel album d’Aya. Grosse déception… « J’espère que cette histoire-là au moins elle va la finir » ont-ils écrit. « Cette histoire-là », j’ai beau leur expliquer que même si je veux la terminer, c’est impossible. Même si je fais un 7e, 8e, un 9e album, je ne pourrai pas boucler… Parce que ce sont des vies. Je ne peux pas non plus faire Aya vieille, c’est difficile à expliquer aux fans. Sauf si je devais la faire mourir, ce sont des fins ouvertes, à chacun d’imaginer. C’est compliqué, moi-même quand je regardais des séries, je me disais : « Il ne peut pas nous laisser comme ça. » Moi-même, j’ai pleuré quand JR de Dallas est mort. J’étais fan… Ces méchants que l’on aime détester. En fait, c’est trop simple de faire des histoires sur les gentils. Dans C’est la vie, Corsa, la méchante sage-femme, s’éclate dans son rôle. Elle multiplie les magouilles. Elle vend des faux médicaments.
 
Faites-vous un blocage sur Aya ?
Non, pas du tout ! Je voyage beaucoup grâce à Aya. Là je vais en Guyane, les fans veulent rencontrer la maman d’Aya. En Mauritanie, je vais leur dire qu’Aya n’est pas contente parce qu’il y a toujours de l’esclavage dans ce pays. Je profite de ces voyages pour faire passer des messages.
 
Avec qui travaillez-vous ?
Toujours les mêmes équipes. En fait, je suis très fidèle. J’aime me recréer une petite famille. Des gens compétents mais avec qui j’ai un lien affectif. Je m’arrange pour travailler avec des gens avec qui j’ai une sensibilité commune. Je suis fidèle en tout.
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