Ségolène en automne.

le 29 novembre 2006

Je crois que l’on n’a pas fini d’être surpris par Ségolène Royal.

Un, elle a ratatiné les grands barons du Parti socialiste et elle a capturé la base des militants sans coup férir. Pas mal.
Deux, elle a neutralisé son compagnon, ce qui n’est pas rien et mieux, elle l’a mis à son service.
Trois, son équipe de campagne est remarquable, un choix équilibré, menée par deux hommes d’expérience, Jean-Louis Bianco et François Rebsamen, une équipe où les femmes et les minorités sont très présentes (vous pouvez trouver la liste sur lemonde.fr).
Quatre, elle « parle » justement aussi bien aux femmes qu’aux hommes.
Cinq, son parti, notoirement indiscipliné, et gangrené par les égoïsmes de destins, a l’air, pour une fois, de se tenir en rangs serrés.
Six, elle a plus de chance de capturer une fraction du centre, là où se gagne une élection, que Nicolas Sarkozy.
Six, « Sarko », justement, passe vraiment mal en ce moment. Nerveux, autoritaire, cassant, trop à droite, affaibli par la division des siens.
Sept. Il n’y a rien à faire. Elle a un côté à la fois sexy, un peu froide, intelligente, ambitieuse, auquel on ne résiste pas.

Cela dit, et ce sera le point huit, on est à plus de cinq mois des élections et, comme dit le bon Jean-Pierre Raffarin (en tous les cas approximativement), « La longue plaine de l’hiver est souvent très rude pour les candidats vedettes de l’automne. »

On recommence ?

le 27 novembre 2006

Non, non, non, je ne boude pas.
Non, je ne pratique pas, non plus, un exercice subtil d’éloignement destiné à ranimer la flamme des lecteurs. Ou à tester la fidélité des plus fidèles (que je remercie d’ailleurs de leur fidélité)…
Que je sois amoureux ou non ne devrait pas (normalement, si tout va bien, dans le meilleur des mondes) avoir une incidence sur le blog et le reste de mon travail…

Disons que j’ai eu une panne. Un blocage, un « writer’s block » comme disent nos cousins américains.
D’un seul coup, strictement plus rien à dire, à écrire et donc à partager.
Je crois que j’ai été débordé par la vie de tous les jours. Trop de voyages, de soucis, de choses à faire avant la fin de l’année, d’administration, de gestion, de rendez-vous, de bouclages à assurer, les comptes à suivre, la télé et la radio… Les contraintes ont pompé mon énergie.
Écrire demande du temps, une forme de liberté, une sorte de tranquillité de l’esprit et du moment. Je n’avais plus assez de l’un, de l’autre, du reste. Je n’avais plus assez d’espace création disponible dans mes circuits.
Le mieux dans ces moments de sécheresse littéraire, c’est de laisser son cerveau se reposer.

Je crois que je me suis aussi un peu usé à l’exercice de ce blog.
« Changement d’air » doit peut-être changer, justement.
La maquette que je trouve usée et figée. Ma tête en haut à droite, dans le bandeau rouge, avec une veste blanche d’été que je trouve « shmock » (c’est du yiddish). Les textes des posts que je trouve trop longs, trop écrits justement, pas assez spontanés, pas assez d’infos…
Il faudrait aussi inclure des images, des photos, donner des liens pour les pépites que je trouve sur le net.
Bref, inventer un espace plus réactif, plus rapide, un peu moins intello peut-être.
Je ne sais pas si j’aurai le temps, je ne sais pas encore vraiment ce qu’il faut faire, mais on va essayer.
Et vous lecteurs, vous êtes là et je compte sur vous.
Donnez, vous aussi, vos idées, mais aussi ce que vous avez lu, vu, écouté, entendu, ce que vous avez trouvé sur le net, racontez-nous la ou vous avez voyagé, parlez des autres blogs, que vous aimez…
Voilà.
On recommence…
On essaye de faire « Changement d’air » 2.