Smokeflirting
À Paris, depuis le 1er janvier, on ne fume plus. Dans les restaurants, les boîtes de nuits, les bars, les bureaux…
On ne fume plus que chez soi. Ou sur les terrasses. Il faut voir les fumeurs, stoïques, face au vent, à la pluie, s’accrocher à leur coin de table en plein air (froid, nous sommes en janvier), sous une vague bâche qui souvent laisse dégouliner la pluie dans le café ou l’assiette…
On peut fumer aussi sur le trottoir. Les trottoirs et les caniveaux sont d’ailleurs jonchés de mégots. Très élégant… La police, paraît-il, sermonne les restaurateurs qui laissent s’empiler devant leurs portes des monceaux de « Malbo » aux trois quarts consumés.
Les restaurateurs qui n’ont pas de terrasse ne sont pas très contents. Où est le principe d’égalité avec ceux qui ont la chance d’avoir une terrasse ?
Les non fumeurs, eux, mènent le combat. Il faudrait des espaces « smoke free » sur les terrasses aussi. On y réfléchit, au ministère de l’Intérieur. Et on imagine non sans mal la scène dans quelques mois, pour les beaux jours. Un coin dans la terrasse bondée, enfumée, où l’on va pratiquement se battre pour s’asseoir.
L’interdiction de fumer a même provoqué la naissance d’une nouvelle mode urbaine : le « smokeflirting ». Devant un restaurant donc, ou devant un bar, ou une boîte, on se retrouve sur un coin de trottoir, on rencontre des inconnus fumeurs, on échange quelques mots, des sourires de connivence (nous sommes tous des proscrits sociaux…), et peut être plus, si affinités. Avec le froid, et un verre à la main, les rapprochements sont, paraît-il assez naturel…
De retour…
Le dernier post sur Changement d’air datait de… mars 2007. J’avoue, je me suis arrêté brutalement, sans explications. Je m’étais un peu épuisé dans l’exercice du blog. Moins de choses à dire. Du mal à trouver une pertinence, une originalité. Un angle. Une idée quotidienne, ou bi-hebdomadaire… Et puis, il fallait écrire aussi pour le magazine. Et puis honorer mes collaborations externes, sur TV5, sur France Inter, à JA, les romans et les essais qui commencent à peine, qui s’enlisent, qui évoluent… Petit à petit, j’ai laissé filer le journalisme, petit à petit j’ai abandonné le blog, j’ai écris de moins en moins dans Am, en tous les cas, moins de reportages, d’interviews. Je me suis laissé happé par la “vie de bureau”, les responsabilités, les défis, les ennuis, les satisfactions, les comptes, le stress et les bonheurs de la vie d’entrepreneur… Je suis toujours entrepreneur. Et toujours bien décidé à faire d’Am un grand magazine. Mais voilà, j’ai de nouveau envie d’écrire. Dans le blog et, bien sûr, dans Am. Et sûrement encore d’autres choses. Au fond, l’écriture ne vous lâche jamais. À l’école, j’étais nullissimme en calcul, je détestais les sciences, la technologie, j’adorais la géographie (capable de donner toutes les capitales du monde par cœur ou presque), l’histoire. Mais j’étais surtout le premier en rédaction… Changement d’air et de retour. On va de nouveau poser des mots, voyager, partager. Et si la technique me suit, je vais essayer aussi de faire du journalisme en photos, en vidéo… J’espère évidemment que mes blogs-lecteurs ne m’en voudront pas trop de mon absence inexpliquée (et donc temporaire). NB 1: le nouveau site d’Am est en ligne. Vous y trouverez le blog des journalistes d’Am, “Am Live”, que je vous invite vivement à consulter. C’est une manière pour la rédaction de faire Am presque tous les jours. Ecrivez, répondez, réagissez… NB 2 : sur la nouvelle version de changement d’air, les textes apparaissent “sans commentaire”. Pourtant, vos réactions sont là. Il suffit de cliquer sur la mention pour que vos écrits apparaissent (le bug est arrivé lors du transfert du blog vers le nouveau site. Mystère insondable d’informatique…)
