Bienvenue en 2010

le 16 janvier 2010

Une année deux fois paire (20 et 10), il paraît que ça porte bonheur…
Je regarde la tragédie haïtienne, j’ai le cœur brisé et je me demande pourquoi ce bout de terre est-il voué à tant de souffrances et je me dis que, quelle que soit l’année, notre humanité demeure cruelle et immense, et que nous ne sommes rien à part notre intelligence fugace.

Bienvenue en 2010, année de la crise que l’on croyait finie mais qui n’est pas finie, année de la Chine, du déplacement vers l’Est, des modèles économiques épuisés, des modèles en train de naître, première année de la nouvelle mondialisation et des nouveaux rapports de force.

Bienvenue en 2010 et je pense à tous ces nouveaux lieux où se trame l’avenir, Rio, Sao Paulo, Shanghai, Honk Kong, Djakarta, Abou Dhabi, Mumbai, Johannesburg, Manille et peut être encore New York ou Los Angeles…

Bienvenue en 2010, où chacun pourra s’apercevoir que le débat écologique et climatique n’est pas une farce mais une urgence. Où chacun pourra s’apercevoir que notre éco-systéme n’est pas fait pour une consommation permanente et six milliards d’humains plus ou moins riches.

Où chacun pourra s’apercevoir que l’énergie, les ressources, les matières premières, l’eau, tout est limité… Et que l’idée, ce n’est pas de paniquer. Mais d’inventer un mode de production, un droit égalitaire et juste de pollution, un accès à la croissance, compatible avec la pérennité du système.

Bienvenue en 2010, l’année où certains illuminés géniaux imagineront la continuité d’une histoire millénaire et les premières migrations humaines… hors la Terre.

Plus prosaïquement, bienvenue en 2010 où l’on aimerait que Barack Obama soit encore plus Barak Obama. Où l’on aimerait voir, enfin, et avant le vrai désastre, émerger l’ombre d’un espoir en Terre Sainte et en Palestine. Où l’on aimerait que les Arabes parlent plus de démocratie et de liberté. Bienvenue en 2010, que l’on aimerait être l’année d’Abraham, le père de tous, le début de la défaite pour les extrémistes, les ultra-religieux, les dogmatiques, les dictateurs, les kleptocrates, et le début de la victoire du cœur et de la raison.

Bienvenue en 2010, première année d’une belle décennie africaine, avec plus de progrès, plus de paix, plus de croissance, plus de busines, moins de pauvreté. Bienvenue en 2010, année d’un événement planétaire, d’une coupe du monde qui aura lieu au sud, dans les terres de Nelson Mandela, malgré les pires prédictions.
On pense à lui, à cet homme à part, qui aura tant fait pour nous et l’on espère qu’il sera là, debout, le jour du coup d’envoi.