Sarkozy, père et fils…

le 18 octobre 2009

Quelques remarques sur l’affaire Jean Sarkozy qui défraie la chronique gauloise depuis deux semaines.

Un, être « le fils de… », l’enfant d’un père ou d’une mère célèbre, connu, puissant, important, powerfull, n’a rien d’un cadeau. Il faut se construire envers et contre tout, contre l’image envahissante du modèle paternel (ou maternel), assumer le nom, assumer les erreurs, les excès, le narcissisme, l’ego trip du géniteur, prendre les coups qui lui sont destinés aussi…

Deux, « être le fils de… » n’empêche personne de vouloir être quelqu’un. Être le fils de n’empêche personne d’avoir de l’ambition. Pour schématiser, ce n’est pas parce que le père est président que l’on ne peut pas être président.

Trois, le népotisme est un réflexe naturel, humain. Qui ne veut pas aider ses enfants ? Qui dans les tréfonds de son âme ne garde pas profondément inscrit la multi millénaire culture du clan ? Encore une fois, ce n’est pas forcément un cadeau pour le fils ou la fille, projeté parfois trop vite, trop tôt et le plus souvent sans véritable défense, sur le devant de la scène.

Certains fils de ou fille de se comportent de manière amorale. Voraces, ils encaissent et accumulent. Ils sont dans le passe-droits et l’excès. Ceux-là n’ont qu’un problème à gérer : la durée de vie du géniteur.

En matière de « népotisme », au fond, tout est une question de mesure et d’équilibre. Dans tout acte « népotique », le talent, la capacité, le mérite doivent trouver leur place.

Dans le cas d’espèce, je suis sûr que Jean Sarkozy est un garçon intelligent, ambitieux, plein d’avenir. Mais en voulant nommer son fils (23 ans, étudiant…) à la présidence du plus grand quartier d’affaires d’Europe, le père clairement manque de mesure et d’équilibre.

On n’est plus dans le « népotisme ». On est dans le « fait du Prince », dans une forme d’absolutisme républicain. On est aussi dans une forme de calcul (le contrôle du Conseil général des Hauts-de-Seine, département le plus riche de France) qui ne fait pas honneur à la démocratie.

2 commentaires pour l'article 'Sarkozy, père et fils…'

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  1. Commentaire de dare dare, le 19 octobre 2009 à 7:58

    il est regretable que vous fassiez de la pub aux émissions qui ne nous concernent pas lors pas du tout du tout

    s est plutôt les sujets,a caractere tunisien,, qui devrai vous intéresser . a vingt heure,nos informations nationales,
    avec les volets sur notre societe, la ou on habitent les progrès, les carences ce qui nous intéressent
    bien sur que les reflexions,d outre mer,du vieux continent semble vous conduire, a des réflexions plus constructives.ca ne sert a rien.a mon avis
    on les retrouvent sous étiquette locales, notre chantier,,, svp
    c est on cherchant a faire aimer des tiers que l on s éloigne de la réalité quotidienne

    il ne s agit pas de patriotisme mais une facon de s aider a se retrouver sois memes et surtout avec les autres

  2. Commentaire de Dany Masson, le 21 octobre 2009 à 14:26

    Bonjour Zyad,
    D’accord avec toi. Et comme le disait un de mes amis chroniqueur à la RTBF, il y eut un jour un livre, “Ces malades qui nous gouvernent”. Ne faudrait il pas une deuxième édition avec le titre, “Ces Gouvernants qui nous rendent malades”… En restant poli. Il est peut être normal pour certains de ne pas trouver du travail parce que tant de monde fait le travail des autres… Les préfets sont de simples agent de l’Etat, que des internautes font les flics et dénoncent, que l’emploi à mal à ses emplois… il est peut être normal pour certain de trouver du travail sans métier et sans avoir terminer ses études. Ah la France à bien mal à ses emplois.
    Dany

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