A LA UNE

AMANDA ROUGIER

Leur comédie Tout simplement noir amène un souffl e nouveau sur le grand écran. Alliant humour décapant et justesse du propos, il questionne la place des Afro-descendants en France en touchant l’universel. Deux amis unis par la passion du rap, l’art de la dérision et de la vanne comme seconde nature, l’intérêt pour la figure du loser, citant 2Pac ou Bourvil dans leurs influences. Deux autodidactes au parcours éclectique : Jean-Pascal Zadi est acteur, rappeur, auteur de documentaires (tel African Dream, sur Magic System), chroniqueur télé et radio. Réalisateur de clips, John Wax a été assistant technique et photographe de plateau. Les compères signent la réalisation de la comédie Tout simplement noir (sortie le 8 juillet en France) : l’histoire d’un acteur raté décidant d’organiser une grande marche pour revendiquer la place des Noirs dans la société française. Naïf, pétri de maladresses, il sollicite le soutien de différentes célébrités. Découvrant une « communauté » noire à l’opposé de ses attentes, il doit peut-être réenvisager son militantisme.

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BENOIT PEVERELLI

La première source d’inspiration de cette diva célébrée à l’international demeure le Mali. Avec son nouvel album, Acoustic, elle poursuit son combat pour l’émancipation féminine et se révolte contre la violence de notre monde. Sa voix, douce et puissante, vibre dans cet écrin, tissé de cordes et de chœurs délicats. Avec Acoustic, la diva revisite dans une forme intimiste son précédent album, Mogoya, ainsi que deux standards de son répertoire, dont la sensuelle « Diaraby Nene », issue de son premier disque, Moussolou (« les femmes »), et écrite à 15 ans, qui raconte sans détour ses premiers émois amoureux. Une liberté de ton caractéristique d’une artiste bousculant les mentalités, affranchie des conventions. Oumou Sangaré s’est toujours battue pour l’émancipation des femmes, dénonçant les mariages forcés, l’excision, la polygamie.

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HANNAH ASSOULINE/OPALE VIA LEEMAGE

Depuis plus de quarante ans, l’économiste est consulté comme un oracle. Pour lui, l’après-Covid ne prendra tout son sens qu’au sein d’un nouveau modèle, créateur de croissance, d’emplois et de bien-être, où une « économie de la vie » sera favorisée au détriment d’une « économie de la survie ». Homme de l’ombre et ô combien amoureux de la lumière, Jacques Attali fait partie des personnalités les plus influentes du monde économique depuis la fin des années 1970, en France et en Europe. Son avis est sollicité, ses théories scrutées. Docteur en sciences économiques, il est diplômé de l’École des Mines, de l’École Polytechnique, de Sciences Po et de l’École nationale de l’administration (ENA).

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SANDRA/CLASSPRO

39 ans à peine, et déjà vingt-cinq ans de carrière derrière lui. Ses images s’exposent dans les festivals du monde entier. Et avec elles, un regard à la fois poétique et sans concession sur les joies et les peines de son pays.I l a promené son objectif sur les champs de guerre, mitraillé les folies vestimentaires des sapeurs, dénoncé l’absence de lumière pour les jeunes étudiants qui cherchent à se construire un avenir ou mis en scène la chasse aux éphémères et les désillusions des mariées qui rêvent d’ailleurs. Son regard original, talentueux, séduit les festivals du monde entier, de Bamako à Paris, en passant par des résidences à Libreville ou Rio de Janeiro. Celui qui a créé le collectif Génération Elili avec des amis en 2005, avance. Il a des projets, même s’ils risquent d’être retardés par la crise sanitaire, qu’il a traversée confiné à Brazzaville. Comme celui d’ouvrir un espace culturel géant à Makélékélé d’ici l’année prochaine. Et plus tard, pourquoi pas, de créer un festival sur les deux rives du fleuve Congo. Rencontre avec un artiste plein d’idées et d’ambitions.

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editos

Au centre, il y a ce fleuve qui coule depuis la nuit des temps, le plus long du monde (6 700 km) avec l’Amazone. Le Nil tire ses eaux d’un bassin d’alimentation gigantesque, qui couvre près du dixième de la surface de l’Afrique. Un écosystème peuplé de 250 millions d’habitants et qui concerne 11 pays riverains. Le fleuve mythique prend sa première source au cœur du continent, au lac Victoria (Nil Blanc). Et sa seconde dans les contreforts montagneux éthiopiens et le lac Tana (Nil Bleu). Ces deux branches se réunissent à Khartoum, la capitale du Soudan, avant de poursuivre une course lente et puissante vers la Méditerranée. Le Nil, majestueux, associé presque exclusivement par l’histoire et par la légende à la grande Égypte, celle des pharaons, des pyramides, de Nasser, de la révolution de la place Tahrir et celle des généraux inamovibles…

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Je sais, le sujet est l’un des chouchous du « C’est comment ? » Mais là, l’occasion est trop belle pour ne pas en remettre une petite couche pour tous… Juillet verra certains d’entre vous prendre des vacances. Après les confinements et autres auto-confinements imposés par la pandémie de Covid-19, ceux qui ont télétravaillé, gardé leur emploi ou thésaurisé auront les moyens et l’envie de bouger un peu et de partir en villégiature. Mais cette fois-ci, le choix du tourisme domestique risque de s’imposer. Les frontières seront fermées pour la plupart, les hôtels loin d’être tous rouverts dans le monde, et les mesures de sécurité à l’entrée des pays « open », avec souvent quatorzaine et tout le tintouin, pas gérables.

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et vous, comment ça va ?

Comment ça se passe pour vous à Lomé ? Le couvre feu a enfin été levé le 9 juin. Même s’il n’y avait pas de confinement obligatoire en vigueur au Togo, je me suis « auto-confinée » comme la plupart de mes connaissances. J’ai dû stopper la sortie de mon nouvel album, Identité, et tous mes concerts ont été repoussés. J’espère que l’on va enfin voir le bout du tunnel…J’ai appris à me recentrer sur l’essentiel : l’écriture, la musique. C’est tout. Et je me suis mise à nager tous les jours dans ma piscine. Une première. En bonne africaine, l’eau et la natation n’avaient jamais été des options pour moi !

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Comment ça se passe pour vous aux Pays-Bas ? Je m'inscris toujours dans l'action. En mars dernier, je préparais plusieurs défilés à Paris, à Amsterdam et au Nigeria, et je lançais de nouvelles collaborations avec un musée. Mais tout a été annulé. Après un temps de réflexion, j'ai décidé de proposer des projets afin de rapprocher les gens et de continuer à être créatif. J'ai commencé un projet de « distanciation sociale » fait de centaines de visages dessinés sur un tissu, que j’ai envoyé à des participants du monde entier pour qu’ils le brodent chez eux. Une fois fini, ils me l'ont renvoyé et nous l'avons assemblé afin d'en faire une œuvre d'art monumentale. C'est un symbole d'unité, je voulais que les gens soient à l'aise en participant à cette œuvre car pour moi, la créativité a toujours été salvatrice.

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Comment ça se passe pour vous à New York ? Depuis le 8 juin dernier, les commerces, les cafés et les restaurants sont à nouveau ouverts et doivent observer des mesures de distanciation sociale. La contrainte immédiate, c'est la circulation très dense car les gens évitent les transports en commun, on passe d'une ville fantôme aux embouteillages. La mise à l'arrêt a été basée sur le volontariat, je l'ai suivie avec rigueur depuis mon retour de Dakar en mars, où je comptais rester plus longtemps étant en année sabbatique. Les New-Yorkais ont respecté les mesures de confinement avec discipline : on est passé de 800 cas par jour à 250. L'assassinat de Georges Floyd a profondément marqué cette période, deux nuits de couvre-feu ont suivi, les autorités nous ont informés sur nos portables en lançant l'alerte à 23 heures. L'inculpation des quatre policiers a calmé les émeutes et marqué la fin des manifestations. Grâce à la vidéo d'une jeune fille de 17 ans, l'indignation a fait le tour le monde : c'est un message d'espoir, les mouvements de protestation rassemblaient des Noirs et des Blancs, largement majoritaires.

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temps forts

Chargé par le président Trump de piloter la recherche d’un vaccin contre le Covid-19, le directeur scientifique de l’opération Warp Speed, surnommé le « tsar des vaccins », est né au Maroc.Aux origines des destinées hors du commun, il y a parfois un drame fondateur. Un traumatisme qui fait basculer la trajectoire d’un individu. La sœur de Moncef Slaoui a succombé à la coqueluche lorsqu’ils étaient enfants. Un deuil qui aurait déclenché chez le jeune Moncef la vocation de consacrer sa vie à la médecine. Après le lycée, il part étudier en Belgique, où il décroche un doctorat en immunologie et en biologie moléculaire. Les universités de médecine du Maroc s’intéressant peu à ses spécialisations, il enseigne à Bruxelles et à Mons.

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Contre le Covid-19, le président de Madagascar Andry Rajoelina vante les mérites des tisanes d’artemisia, un remède traditionnel. La méthode laisse perplexe l’OMS. Mais les vertus de cette plante sont pourtant sérieusement étudiées et suscitent un grand intérêt sur tout le continent. Le 20 avril dernier, le président Andry Rajoelina présentait aux Malgaches le Tambavy CVO, également appelé Covid-Organics, une tisane composée aux deux tiers de feuilles d’artemisia. Conçu et fabriqué sur la Grande Île, ce remède à la composition gardée secrète est supposé prévenir et guérir le nouveau coronavirus.

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Elle est la commissaire générale de la Saison Africa2020, cet ambitieux projet panafricain en France qui promet de montrer un continent contemporain dans toute sa diversité. Née sous l’impulsion d’Emmanuel Macron, la Saison Africa2020 devait démarrer en juin. À cause de la crise sanitaire, elle se déroulera finalement de décembre 2020 à la mi-juillet 2021, sur tout le territoire français. À travers plus de 100 projets portés par la société civile, cette manifestation témoignera des réalités plurielles du continent et des visions de citoyens africains sur le monde contemporain.

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On connaît la citation d’Hippocrate « L’art est long, la vie est brève ». C’est le credo du très énergique président de la Fondation nationale des musées du Maroc. Et si les temps sont particulièrement durs pour le monde de la culture, Mehdi Qotbi y voit aussi l’opportunité d’un renouveau.L’avenir ne peut exister que s’il est, avant tout, imaginé. Mehdi Qotbi ne voit pas les choses autrement. Ce Rabati, issu d’un milieu modeste a, très tôt, trouvé dans le dessin et les lettres la force de sortir de sa condition, les moyens de transformer toutes les situations.

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Sa musique est solaire et rythmée, ses paroles sont explicites. La maltraitance subie par les femmes d’Afrique et d’ailleurs, la chanteuse gabonaise en a fait l’engagement d’une vie. Née en 1982 à Libreville, au Gabon, elle y a grandi avant de s’installer au Mali, en 2005, pour poursuivre des études de microbiologie. En 2007, elle remporte la deuxième place de Case Sanga, émission de téléréalité musicale diffusée sur la chaîne panafricaine Africable. Elle prête sa voix à la comédie musicale Kirikou et Karaba et s’illustre sur scène, en tant que choriste d’artistes de renom, comme Salif Keïta, Matthieu Chedid ou Oumou Sangaré. En 2016, son premier album, Mes Couleurs, offre une palette de sonorités blues et afro-jazz. La chanteuse puise son inspiration dans les traditions bantoues de son Gabon natal et les rythmes mandingues du Mali, son pays d’adoption. En 2017, elle est choisie pour chanter son titre « Koulé » à la cérémonie de clôture de la Coupe d’Afrique des nations de football 2017, dans le stade de Libreville. Parallèlement, elle tourne à travers l’Europe en tant que porte-parole du collectif des Amazones d’Afrique, engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes. Son deuxième album, Kaba, dont la sortie est prévue pour la fin de l’année, est résolument nourri de cet engagement.

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Elle est l’un des visages d’une Algérie nouvelle, fi ère de son héritage, créatrice de son avenir. Issue d’une grande famille nationaliste, la sculptrice et membre fondatrice du Mouvement de la jeunesse éveillée participe aux manifestations depuis leur commencement. Et cherche à prôner une voie à la fois raisonnable et transformatrice. Nahla El Fatiha Naili Bouhired est née deux fois. Elle a vu le jour sur les hauteurs d’Alger, à Hydra, en 1986, mais elle a vraiment trouvé sa vocation au contact de l’atmosphère de la Casbah d’Alger, tant ce quartier historique est lié à l’histoire de sa famille. C’est en pénétrant le milieu artistique, jeune sculptrice, qu’elle découvre l’indigence de ce dernier et les difficultés d’être artiste dans son pays.

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on en parle

En livrant sa vision de L’AMÉRIQUE, le Franco-Congolais se distingue dans la prochaine rentrée littéraire. « QUI SUIS-JE AU FOND ? Vous n’aurez pas de réponse dans mes deux passeports congolais et français. Suis-je un “Congaulois”, comme dirait le grand poète congolais Tchicaya U Tam’si ? Suis-je un “binational”, pour coller à l’air du temps ? En réalité, en 1530, année de la création du Collège de France […], je n’existais pas en tant qu’être humain. » Dans sa leçon inaugurale, lors de son entrée au Collège de France en 2016, Alain Mabanckou ne mâche pas ses mots. Sa verve triomphe ; son combat pour une mise en lumière de l’identité artistique africaine s’ancre avec humour et fermeté.

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La griffe qui veut valoriser les tissus du continent. Quand, en 2013, Caroline Akwei et Perrine Bah Yabi ont créé WaxUp Africa, seulement 20 % des textiles industriels vendus comme africains étaient réellement produits sur le continent. Les deux entrepreneuses, basées à Genève, ont fait jouer leur réseau pour développer une marque de mode éthiquement engagée autour d’un tissu devenu le symbole d’un certain style africain : le wax. Si le pagne doit son origine au batik javanais et son essor en Afrique aux colonisateurs, des millions de personnes ont su se le réapproprier pour en faire des tenues associées à une ethnie, une région ou un événement de la vie.

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Avec son premier film, abou leila, le cinéaste algérien questionne les mécanismes de la violence. Après trois courts-métrages, il nous plonge dans la décennie noire avec cette œuvre puissante et singulière, telle une catharsis.Né en 1982, Amin Sidi-Boumédiène grandit à Alger. Si les salles de cinéma font défaut, il est un cinéphile en herbe grâce aux cassettes VHS louées au vidéoclub ou prêtées par son grand frère. Et découvre sur Canal+ des films d’auteur du monde entier. Son premier choc : Shining, de Stanley Kubrick. Après son bac, il suit des études de chimie en France à Paris, en 2000. « Des années d’apprentissage.

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Ce faux documentaire questionne la visibilité des Afro-descendants en France et dynamite tous les communautarismes. Marrant, malin, et plus que jamais pertinent. Sortie en France le 8 juillet. « Toi et ta grande bouche avec des dents qui sortent comme de grands morceaux de sucre ! » La réplique cinglante de Claudia Tagbo lancée au visage du héros du film, JP, donne le ton : Jean-Pascal Zadi, avec sa dentition si particulière, va loin dans l’autodérision… Comédien dans son propre rôle ou presque – comme tous les acteurs croisés dans ce faux documentaire –, il incarne un artiste dilettante et un peu raté qui se fait filmer (par deux Blancs) en train de préparer… une marche à Paris pour rassembler les Noirs. Avec les manifestations en France après la mort de George Floyd et les appels de rassemblements lancés par la famille d’Adama Traoré, l’actualité semble l’avoir dépassé depuis le tournage.

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Avec son dernier album, le célèbre chanteur et trompettiste nigérian témoigne de nouveau de l’exceptionnelle vitalité de ses propositions solos. « QUAND VOUS ÊTES AFRICAIN, vous devez réfléchir sur un passé douloureux, qui fait de notre continent ce qu’il est aujourd’hui. L’Afrique n’est pas encore libérée et doit décoloniser son esprit. Je dois donc chanter aussi bien les problèmes de l’Afrique que sa beauté, ce qu’on peut ressentir à travers mes nouvelles compositions. » Afrobeat, highlife, jazz, rythmiques ekombi… C’est ce que l’on entend tout au long d’Africa Today, qui témoigne de la richesse du parcours d’Etuk Ubong.

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Dédiée aux artistes contemporains, la Fondation BLACHÈRE vous emmène à Bamako. À la galerie, « Le Bal de Bamako », un hommage aux pères de la photographie de l’Afrique francophone et à la jeunesse des années 1960, expose les années twist des Maliens Mory Bamba, Seydou Keïta et Malick Sidibé, du Nigérien Philippe Koudjina Ayi et du Congolais Jean Depara. Nichée au cœur de la zone industrielle d’Apt, dans le sud de la France, la fondation est adossée à l’entreprise familiale, Blachère Illumination, championne de l’éclairage de rues pour les fêtes. Chaque année, elle accueille en résidence entre six et huit artistes du continent et leur achète, à l’issue de la session, une ou plusieurs réalisations qui rejoignent ensuite sa collection, riche d’environ 1 800 œuvres, dont 700 photographies. Contribuant ainsi au rayonnement de l’art contemporain africain.

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business

Les États-Unis tentent d’enrayer l’irrésistible ascension de la Chine en Afrique et d’y restaurer leur influence économique. Une contre-offensive qui passe par la prise de contrôle des leviers de financement sur le continent. Cible prioritaire, la Banque africaine de développement (BAD).Un boulevard s’ouvrait à lui. Akinwumi Adesina, le premier Nigérian président de la BAD, avait un tapis rouge déroulé devant lui pour décrocher, le 31 août, un second mandat de cinq ans à la tête de la banque panafricaine. Il demeure le seul candidat à sa propre succession, mais l’homme est fragilisé, propulsé dans un combat qui le dépasse. Car la guerre économique entre les États-Unis et la Chine traverse aussi l’Afrique. Et côté américain, la BAD est une pièce maîtresse à contrôler dans cette bataille.

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La conjoncture mondiale dégradée devrait réduire drastiquement la marge de manœuvre budgétaire des États africains pour juguler la crise sanitaire du Covid-19 et la récession annoncée. Et le niveau d’endettement est largement sous-évalué. Selon la BAD, il pourrait atteindre 2 100 milliards de dollars en 2020. Soit 80 % du PIB du continent !
Question à 2 000 milliards de dollars. À combien s’élève la dette africaine ? « Selon les dernières statistiques de la Banque mondiale datant de 2018, les pays africains doivent au total 493,6 milliards de dollars de dette à long terme à leurs créanciers étrangers officiels et commerciaux.

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L’année 2020, très incertaine, risque de peser lourd sur les places du continent. Braderie à la Bourse de Johannesburg (JSE) depuis le 11 mai. Afin de redonner un peu de vie à la première place financière du continent, la JSE a offert aux entreprises cotées ou cherchant à lever des fonds la réduction de 50 % des frais de négociation, de compensation et de règlement ; des délais de paiement prolongés de trois à six mois sans intérêt pour les sociétés en difficulté ; et la diminution de 25 % des frais pour les petites entreprises qui cherchent à lever des capitaux. Des mesures qui « visent à stimuler la liquidité et à soutenir ce nœud vital de notre économie », a justifié Leila Fourie, directrice générale de la Bourse sud-africaine.

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Comme toute crise majeure, celle que nous vivons est porteuse de graves dangers mais aussi d’opportunités. Analyse d’un entrepreneur fortement investi dans la société civile. Fondateur du groupe Comete Engineering, président-fondateur de l’association Action et développement solidaire (ADS), Radhi Meddeb est connu pour son franc-parler sur la situation tunisienne.

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Économiste camerounaise brillante, la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) se retrouve aux avant-postes dans la lutte contre la pandémie et la crise économique dévastatrice qu’elle engendre. À défaut de moyens, elle utilise toutes les armes de la communication pour mobiliser.

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L’ancien ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques du Togo plaide pour « la construction d’une autre Afrique », une fois la crise du Covid-19 surmontée. Pour cet économiste atypique, pourfendeur du CFA, celle-ci pourrait « accélérer des signaux faibles », catalysant en peu de temps des tendances lourdes qui, sinon, auraient pris une décennie : émergence de nouvelles élites, relocalisation de la production, industrialisation… AM : Le confinement vous paraît-il possible dans une économie africaine dominée par l’informel ?

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dossiers et dÉcouverte

Croissance, investissements, infrastructures, entrepreneuriat, inclusivité…Le pays renoue avec l’ambition et retrouve sa place de leader. Avec l’arrivée au pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara en mai 2011 et après deux décennies de crises multiples, le pays retrouve le chemin de l’unité et de l’ambition. On ne mesure peut-être pas aujourd’hui les défis auxquels a dû faire face la Côte d’Ivoire début 2011. À cette époque, elle est exsangue, épuisée par une double décennie de crises.

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En huit ans, le chef d’État aura réalisé plus que ce qui a été accompli en un demi-siècle.Son leitmotiv ? Renaître en modernisant la vie politique, la pratique économique et l’approche diplomatique. Alors qu’il achèvera son second et dernier mandat début 2021, le président Issoufou Mahamadou met les bouchées doubles pour atteindre l’objectif qu’il s’était fixé : sortir son pays du carcan de la pauvreté et y créer les conditions de l’émergence. Quand Issoufou Mahamadou remporte, le 12 mars 2011, le second tour de l’élection présidentielle, son pays accumule les mauvaises nouvelles.

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Hub commercial et logistique, plate-forme de services portuaires, ouverture sur les télécommunications et le numérique… L’économie nationale s’est transformée en quelques années. Pour accélérer plus encore, la priorité aujourd’hui est d’investir dans la formation, le social et l’inclusivité. Ouvrir les opportunités à tous les Djiboutiens.

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