Afrique Magazine
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EDITOS
Le Mali marchait sur un fil… Dans l’illusion d’une protection russe. Et des proclamations d’un régime militaire annonçant offensives victorieuses et sécurisation du territoire…
Depuis plus de deux mois, les médias du monde entier sont en boucle sur la guerre au Moyen-Orient.
A LA UNE
Dans son troisième long-métrage, la cinéaste franco-tunisienne poursuit son exploration de l’intime traversé par le politique. Véritable récit d’émancipation, À voix basse met en scène une héroïne confrontée aux secrets de famille et aux normes sociales qui contraignent les corps et les désirs.
Maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes, huit ans après avoir monté les marches avec le collectif de Noire n’est pas mon métier, la comédienne franco-malienne est aussi ce mois-ci la tête d’affiche d’un film d’espionnage français qui débute dans les sables du Sahel…
Avec Soumsoum, la Nuit des astres, coscénarisé par le Prix Goncourt Laurent Gaudé, le cinéaste tchadien nous entraîne dans un monde magique, hérité des croyances africaines d’avant les religions. Un nouveau chapitre en cinémascope, et résolument féministe, dans la filmographie du réalisateur, qui interroge les mythes ancestraux autant que nos sociétés d’aujourd’hui.
TEMPS FORTS
Le Mondial 2026 sera le plus grand jamais organisé: 48 équipes, trois pays hôtes, 104 matchs et des milliards en jeu. Mais derrière la célébration sportive se dessinent d’importants enjeux globaux. Et une machine sous très large influence américaine.
Sans surprise, le dauphin désigné a largement remporté l’élection présidentielle du 12 avril. L’ancien ministre, l’un des architectes du «nouveau départ», devrait poursuivre la révolution économique amorcée en 2016. Reste l’inconnue, celle de son autonomie politique.
Dans son troisième long-métrage, la cinéaste franco-tunisienne poursuit son exploration de l’intime traversé par le politique. Véritable récit d’émancipation, À voix basse met en scène une héroïne confrontée aux secrets de famille et aux normes sociales qui contraignent les corps et les désirs.
Maîtresse de cérémonie du Festival de Cannes, huit ans après avoir monté les marches avec le collectif de Noire n’est pas mon métier, la comédienne franco-malienne est aussi ce mois-ci la tête d’affiche d’un film d’espionnage français qui débute dans les sables du Sahel…
La République islamique est frappée comme jamais depuis 1979. Israël et les États-Unis ont déclaré une guerre d’opportunité. La sortie du conflit et ses conséquences restent particulièrement illisibles, tandis que l’onde de choc se propage en cascade des rives du golfe Persique au monde entier, en passant par le détroit d’Ormuz… Explications.
L’autrice et journaliste d’investigation américaine publie Les Nouveaux Esclavagistes. Fruit de plus de vingt ans d’enquête, cet ouvrage riche témoigne des mécanismes mondialisés de la traite des êtres humains et met au jour les rouages d’un système tentaculaire. Il nous invite à nous questionner, au-delà des trafiquants, sur notre responsabilité collective.
ON EN PARLE
Le multi-instrumentiste libanais et le trio de Jakarta, Ali, offrent un voyage dans le temps et l’espace aussi Groovy qu’inventif. Magnifique.
Koyo Kouoh nous lègue une exposition et une vision de l’art plurielles, intuitives et polyphoniques, qui invitent à remettre au centre et à écouter tous les artistes.
Sur France 24, la journaliste franco-sénégalaise couvre les temps forts de l’actualité. Déterminée à promouvoir les cultures africaines, cette voix influente, distinguée du prix Mondiapress, a notamment cofondé le Festival du livre africain de Marrakech.
Du 7 au 12 avril, s’est tenue dans la capitale ivoirienne la 3e édition de l’Abidjan Art Week (AAW), semaine durant laquelle une quinzaine de galeries, fondations et musées (de la Zone 4 à la banlieue d’Abobo en passant par Le Plateau et Cocody, et même avec quelques spots à Grand-Bassam) ont ouvert leurs portes au grand public, en proposant un programme coordonné d’expositions, de rencontres et d’événements.
Le Haus der Kulturen der Welt consacre une exposition majeure aux soldats africains qui ont libéré l’Europe. Et que l’Europe a oubliés.
Elle commence à écrire à l’âge de 7 ans. Des poèmes publiés dans la presse. Une enfant de la médina de Tunis, du quartier El Hajjamine, qui comprend très tôt que les mots sont son territoire. Mais les familles ont leurs raisons que le destin ignore.
BUSINESS
Le regain de trafic maritime via le cap de Bonne-Espérance renforce la détermination des États littoraux africains à développer leurs capacités portuaires, afin de répondre à la demande, aussi bien internationale que locale. Les projets de Ndayane au Sénégal et de Bagamoyo en Tanzanie paraissent les plus prometteurs.
Les conflits qui s’accumulent au Moyen-Orient depuis octobre 2023 ont conduit une partie du trafic maritime à éviter la région, en contournant le cap de Bonne-Espérance. Ce réaménagement n’a que moyennement profité aux ports africains, pour le moment. Le directeur de l’Institut supérieur d’économie maritime (Isemar), situé au port français de Saint-Nazaire, nous livre quelques clés de compréhension.
Kinshasa joue sur les deux tableaux, semblant privilégier les Américains sans pour autant fermer la porte aux Chinois.
L’actuel conflit en Iran – comme le Covid-19 en 2020-2021 et la guerre en Ukraine en 2022 – bouleverse les flux commerciaux et alimente l’inflation. En parallèle, les importations de céréales ne cessent d’augmenter. Des déséquilibres à la fois conjoncturels et chroniques, qui soulignent une nouvelle fois la vulnérabilité et la dépendance alimentaire du continent.
Avec la guerre au Moyen-Orient, l’Afrique subit les conséquences d’une crise mondiale pour la troisième fois en six ans. La souveraineté alimentaire serait le seul rempart efficace contre la valse des prix des céréales, de l’énergie et des engrais. Ibrahima Coulibaly, président du Réseau des organisations paysannes et de producteurs de l’Afrique de l’Ouest (ROPPA), appelle à un sursaut.
Washington veut réorienter l’aide de l’USAID via des accords impliquant le partage de données médicales africaines avec des firmes américaines. Harare dénonce une proposition «bancale».
DOSSIERS ET DECOUVERTES
Infrastructures, industrialisation, inclusivité, démographie, environnement… Autant d’enjeux pour acter une nouvelle étape du développement.
Le pays se mobilise pour maintenir le cap du développement et de la diversification. Avec aussi, en perspective, l’élection présidentielle d’avril 2026.
À l’approche de l’élection présidentielle d’octobre 2025, retour sur les enjeux institutionnels, une histoire complexe et les défis qui vont engager l’avenir du pays.
En près de quinze ans, le pays a profondément changé. Une politique ambitieuse et exigeante sur tous les fronts, qui s’inscrit dans la durée.
Au pouvoir depuis moins de deux ans, le président Tinubu mène une politique choc. Des changements en profondeur qui doivent transformer la première économie d’Afrique subsaharienne.
C’est le pilier de l’économie du pays. Un «patrimoine» inestimable qui doit se transformer, s’adapter pour entrer dans des modes de production durables et à haute valeur ajoutée.