Côte d’Ivoire

Abidjan, ville ouverte

Par Zyad Limam/Alexandra Fisch - Publié en
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Le Plateau, quartier d’affaires au bord de la lagune Ébrié. NABIL ZORKOT.

Avec le retour de la stabilité et le développement économique, « Babi » s’est imposée comme une cité globale connectée au monde, tout en étant la porte d’entrée principale de la sous-région.

Avec le retour de la paix et le renouveau économique, la capitale économique de la Côte d’Ivoire a retrouvé tout son lustre. Centre névralgique des affaires, place émergente en matière de tourisme et de loisirs, la cité de 5 millions d’habitants incarne aussi un étonnant melting-pot de cultures et d’origines : africaines, européennes, asiatiques… Depuis 2011, de nombreuses organisations internationales y ont élu domicile. 
La Banque africaine de développement (BAD) a été la première à réintégrer la ville en 2014, après onze ans d’« exil » à Tunis. Cet événement fortement encouragé par le président Ouattara a été rendu possible grâce à la stabilité politique et au retour de la paix. Le siège de l’Organisation internationale du cacao (ICCO) a déménagé de Londres à Abidjan le 25 avril 2017. La mégalopole est dorénavant en mesure d’offrir des infrastructures adéquates (accueil, transport, hébergement, communication, etc.) pour recevoir de grandes entreprises ou organisations. L’offre hôtelière progresse régulièrement avec la présence de marques mondiales de renom. Et l’aéroport Félix Houphouët-Boigny a bénéficié à partir de fin 2017 d’un important programme de modernisation et d’extension. L’objectif est d’accentuer la mise aux normes de la structure et la capacité d’accueil des avions, et de soutenir en parallèle le développement de la compagnie Air Côte d’Ivoire. 
Avec cette montée en gamme, Abidjan attire également les grands événements et se positionne comme une ville de congrès : assemblées générales de la BAD, gala de la Fondation Children of Africa, Africa CEO Forum, Forum Mo Ibrahim (avril 2019), Forum mondial de l’OMT sur l’investissement touristique en Afrique (février 2020), etc. Dans ce contexte de fort dynamisme, repenser l’urbain, prévoir l’Abidjan de demain est un impératif. Les grands chantiers de la capitale économique concernent plusieurs domaines : lancement du métro, fluidification de la circulation, infrastructures, autonomie en eau et en énergie pour tous, protection et aménagement de la lagune, du patrimoine vert ou encore réinvention de sites pollués et condamnés, comme l’ancienne décharge d’Akouédo.