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Solutions face aux devises régulièrement dévaluées et aux coûts de transaction élevés, les cryptomonnaies séduisent les Africains, particuliers comme entreprises.

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Akinwumi Ayodeji Adesina, président de la BAD, au One Planet Summit, à Nairobi, le 14 mars 2019. LUIS TATO/BLOOMBERG VIA GETTY IMAGES

Les États-Unis tentent d’enrayer l’irrésistible ascension de la Chine en Afrique et d’y restaurer leur influence économique. Une contre-offensive qui passe par la prise de contrôle des leviers de financement sur le continent. Cible prioritaire, la Banque africaine de développement (BAD).Un boulevard s’ouvrait à lui. Akinwumi Adesina, le premier Nigérian président de la BAD, avait un tapis rouge déroulé devant lui pour décrocher, le 31 août, un second mandat de cinq ans à la tête de la banque panafricaine. Il demeure le seul candidat à sa propre succession, mais l’homme est fragilisé, propulsé dans un combat qui le dépasse. Car la guerre économique entre les États-Unis et la Chine traverse aussi l’Afrique. Et côté américain, la BAD est une pièce maîtresse à contrôler dans cette bataille.

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La Bourse de Johannesbourg. SHUTTERSTOCK

L’année 2020, très incertaine, risque de peser lourd sur les places du continent. Braderie à la Bourse de Johannesburg (JSE) depuis le 11 mai. Afin de redonner un peu de vie à la première place financière du continent, la JSE a offert aux entreprises cotées ou cherchant à lever des fonds la réduction de 50 % des frais de négociation, de compensation et de règlement ; des délais de paiement prolongés de trois à six mois sans intérêt pour les sociétés en difficulté ; et la diminution de 25 % des frais pour les petites entreprises qui cherchent à lever des capitaux. Des mesures qui « visent à stimuler la liquidité et à soutenir ce nœud vital de notre économie », a justifié Leila Fourie, directrice générale de la Bourse sud-africaine.

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Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, à Abidjan, le 30 janvier 2020. LUC GNAGO/ REUTERS

La conjoncture mondiale dégradée devrait réduire drastiquement la marge de manœuvre budgétaire des États africains pour juguler la crise sanitaire du Covid-19 et la récession annoncée. Et le niveau d’endettement est largement sous-évalué. Selon la BAD, il pourrait atteindre 2 100 milliards de dollars en 2020. Soit 80 % du PIB du continent !
Question à 2 000 milliards de dollars. À combien s’élève la dette africaine ? « Selon les dernières statistiques de la Banque mondiale datant de 2018, les pays africains doivent au total 493,6 milliards de dollars de dette à long terme à leurs créanciers étrangers officiels et commerciaux.

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En quelques semaines, le royaume s’est organisé pour produire des millions d’exemplaires certifiés. Pour les besoins intérieurs, urgents, mais aussi pour l’exportation. «Business as usual. » Avec une rapidité rare, plusieurs entreprises marocaines du textile se sont reconverties ou diversifiées dans la fabrication de masques de protection, obligatoires pour les 36 millions d’habitants du pays depuis le 7 avril 2020. Un coup de collier indispensable pour combler la pénurie qui frappait le royaume au début de la pandémie, comme de nombreux autres pays dans le monde, et handicapait les autorités sanitaires dans leur lutte contre le Covid-19. « Dans les prochains jours, il n’y aura plus de déficit.

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L’ancien ministre de la Prospective et de l’Évaluation des politiques publiques du Togo plaide pour « la construction d’une autre Afrique », une fois la crise du Covid-19 surmontée. Pour cet économiste atypique, pourfendeur du CFA, celle-ci pourrait « accélérer des signaux faibles », catalysant en peu de temps des tendances lourdes qui, sinon, auraient pris une décennie : émergence de nouvelles élites, relocalisation de la production, industrialisation… AM : Le confinement vous paraît-il possible dans une économie africaine dominée par l’informel ?

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Économiste camerounaise brillante, la secrétaire exécutive de la Commission économique pour l’Afrique des Nations unies (CEA) se retrouve aux avant-postes dans la lutte contre la pandémie et la crise économique dévastatrice qu’elle engendre. À défaut de moyens, elle utilise toutes les armes de la communication pour mobiliser.

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Comme toute crise majeure, celle que nous vivons est porteuse de graves dangers mais aussi d’opportunités. Analyse d’un entrepreneur fortement investi dans la société civile. Fondateur du groupe Comete Engineering, président-fondateur de l’association Action et développement solidaire (ADS), Radhi Meddeb est connu pour son franc-parler sur la situation tunisienne.

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Les récentes fermetures des frontières liées à la crise sanitaire ont revivifié les débats sur les dépendances aux importations et les capacités de production. Comment garantir un accès de proximité aux denrées alimentaires ? Les fermes de l’association Béo-neere, au cœur du Sahel burkinabè offrent une réponse à cette question cruciale. Explications d’ Abdoul Razack Belemgnegré, directeur du centre agroécologique « Béo-neere » à Ouagadougou.

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Les conséquences de la pandémie ne seront pas vaines si elles suscitent dès maintenant une prise de conscience des dépendances structurelles du continent.

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