Côte d’Ivoire : 2011-2020 le temps de l’émergence

SIA KAMBOU/AFP.Le président ADO lors de sa cérémonie d’investiture, le 21 mai 2011, à la Fondation Félix Houphouët-Boigny, à Yamoussoukro.

Avec l’arrivée au pouvoir d’Alassane Dramane Ouattara en mai 2011 et après deux décennies de crises multiples, le pays retrouve le chemin de l’unité et de l’ambition. On ne mesure peut-être pas aujourd’hui les défis auxquels a dû faire face la Côte d’Ivoire début 2011. À cette époque, elle est exsangue, épuisée par une double décennie de crises. Le décès du président Félix Houphouët-Boigny, le 7 décembre 1993, ouvre une séquence de profonde instabilité. Elle est affaiblie par la récession économique, la montée de la dette, le manque de réformes, ainsi que par la promotion du concept d’« ivoirité », selon lequel certains citoyens seraient plus ivoiriens que d’autres.

Publié en
Chantier immobilier, à Abidjan. NABIL ZORKOT.

Investissements dans les infrastructures, retour de la compétitivité, inclusion sociale… La Côte d’Ivoire a retrouvé sa place de leader régional. On peut parler, sans aucun doute, d’un second miracle ivoirien. L’arrivée au pouvoir d’Alassane Ouattara, en 2011, ouvre un nouveau cycle, fortement dynamique. « La paix comme préalable au développement, le développement pour renforcer la paix. » À l’orée de son premier mandat, le président a annoncé son objectif : faire entrer son pays dans l’émergence à l’horizon 2020. Dès lors, avec son gouvernement, il a mis en place les éléments d’une croissance forte et durable. Depuis la fin de la crise politique en 2011, l’économie a progressé à un rythme moyen de 8 % par an, avec un pic de 10,1 % en 2012.

Publié en
Nabil Zorkot

La politique des grands travaux, l’investissement dans les infrastructures, constitue l’une des clés de la compétitivité économique. Voyage en images sur ces territoires d’émergence. Ce 3e pont de la capitale économique relie Marcory à la zone résidentielle de Riviera. Réalisée en partenariat public-privé, longue de 6,7 km, la structure s’achève sur un vaste échangeur (boulevard VGE). 100 millions de véhicules l’ont empruntée depuis son ouverture*. (*Chiffres arrêtés à mars 2019.)

Publié en
Africa studios/Shutterstock

Véritable pépite nationale, la fève de cacao fait vivre 5 millions de personnes. Mais d’autres « branches » sont tout aussi porteuses. Première puissance agricole de la région (nette exportatrice), la Côte d’Ivoire a établi le Programme national d’investissement agricole (PNIA 2012-2016), ambitieux projet de relance et de modernisation du secteur. Il s’organise autour de quatre axes : la sécurité et la souveraineté alimentaire, la gestion durable des cultures de rente et d’exportation, l’engagement du secteur privé par le renforcement des investissements, la gouvernance agricole en matière de réformes des filières agricoles, de restructuration des organisations professionnelles agricoles et de la mise en œuvre de la loi sur le foncier rural. Ainsi, 10 % du budget national y est consacré. Le plan a été reconduit pour une seconde phase qui couvre la période 2018-2025.

Publié en

Le développement économique doit générer plus d’inclusivité sociale. C’est une priorité du gouvernement. Scolarisation, accès aux soins, Couverture maladie universelle, lutte contre le travail des enfants… les chantiers sont nécessaires et multiples.

Publié en

Avec le retour de la stabilité et le développement économique, « Babi » s’est imposée comme une cité globale connectée au monde, tout en étant la porte d’entrée principale de la sous-région.

Publié en

Il y a quelque chose de fluide dans cette nouvelle Côte d’Ivoire, une pratique de l’accueil, de l’Akwaba (« bienvenue »), une ouverture vers le large, un contact avec les autres, une interface avec le vaste monde, portée symboliquement par un littoral de près de 600 km de long.

Publié en