Temps Forts

PASCAL ITO

Forte du succès de son dernier spectacle, à la fois hilarant et conscient, la comédienne et humoriste burkinabée publie un premier roman autobiographique. Retraçant le combat de sa mère face à un drame familial, Du miel sous les galettes est un vibrant hommage aux femmes africaines.

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Manifestation pour la libération de Khaled Drareni à Alger le 7 septembre dernier. AMMI LOUIZA/ABACA

Il est le plus célèbre des pensionnaires de la prison de Kolea, où il est écroué depuis le 29 mars 2020. Le tort du matricule 22244, ou plutôt son crime aux yeux de la justice algérienne, est d’avoir soutenu le Hirak – puissant mouvement contestataire populaire en place en Algérie depuis février 2019.

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PATRICIA KAHN

Universitaire reconnue, spécialiste des diasporas africaines en Amérique, née à Paris de parents ivoiriens, elle mène une réfl exion sur le racisme, l’identité, les racines, les langues. Un voyage transatlantique et sans tabou

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L’auteur dans les bureaux de son éditeur, à Paris. BRUNO ARBESU/REA

Avec Le Sel de tous les oublis, le prolifique écrivain algérien nous entraîne dans un récit magistral, à la mesure de son immense pays. Une fois de plus sous sa plume remarquable : la question de la liberté au féminin.

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Avec son long-métrage, Mignonnes, la réalisatrice franco-sénégalaise suit les rêves et les souffrances d’Amy, 11 ans, tiraillée entre traditions et modernité. Et par la transformation du corps. Une histoire nécessaire qui renvoie dos à dos deux formes d’oppression féminine : la polygamie et l’hypersexualisation des préadolescentes.

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Professeure de lettres franco-tunisienne, elle a vécu la « révolution du jasmin » de l’extérieur. Elle signe un premier roman qui répond à son besoin de comprendre ce bouleversement. Et qui, au-delà de l’enquête, part à la rencontre de personnages presque défaits mais décidés à reconstruire…

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Charles de Foucauld pourrait être bientôt canonisé par le Vatican. Le projet suscite une vive polémique, alors que se multiplient les déboulonnages de statues de personnages controversés de l’ère coloniale. « L’ermite du Hoggar » était-il réellement l’ami des Touaregs ? Ou le traître qui précipita leur mise au pas ?

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C’était le numéro deux, l’homme de confiance depuis trois décennies, Premier ministre et candidat à la présidence. Au centre de l’architecture de la politique du pays, la clé de la succession d’Alassane Ouattara. Il est mort « au boulot », à l’issue du Conseil des ministres, le 8 juillet, à Abidjan. Portrait vivant d’un homme de très grande qualité. Amadou Gon Coulibaly est parti. Il est mort « grand », me souffle l’un de ses amis très proches. Il est mort Premier ministre de la Côte d’Ivoire. Il est mort candidat à la présidence de la République. Il est mort « au boulot », pour reprendre l’une de ses expressions favorites. Il est mort chez lui, au pays. Nous nous étions vus à Paris, la toute dernière fois, tout début juillet avant son retour. Dans le petit jardin de l’hôtel où il reprenait des forces.

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L’Éthiopie entend débuter ce mois de juillet le remplissage de son barrage géant, perçu comme une infrastructure vitale pour son économie. L’Égypte craint de ne plus maîtriser le débit d’un fleuve essentiel à sa survie. Et le Soudan louvoie entre ses deux voisins. La diplomatie est au point mort. Les armes vont-elles parler ? Le vendredi 26 juin, un ultime soubresaut diplomatique a apporté un semblant d’accalmie entre les protagonistes de ce qu’il convient d’appeler la « bataille du Nil »… Accalmie qui s’est aussitôt estompée pour mieux souligner leur dangereuse incompréhension mutuelle. Ce jour-là, la présidence égyptienne a déclaré que, sous l’égide de l’Union africaine, « les trois pays se sont entendus pour reporter la mise en service du barrage », et annoncé une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies (CSNU) sur le sujet le lundi suivant.

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39 ans à peine, et déjà vingt-cinq ans de carrière derrière lui. Ses images s’exposent dans les festivals du monde entier. Et avec elles, un regard à la fois poétique et sans concession sur les joies et les peines de son pays.I l a promené son objectif sur les champs de guerre, mitraillé les folies vestimentaires des sapeurs, dénoncé l’absence de lumière pour les jeunes étudiants qui cherchent à se construire un avenir ou mis en scène la chasse aux éphémères et les désillusions des mariées qui rêvent d’ailleurs. Son regard original, talentueux, séduit les festivals du monde entier, de Bamako à Paris, en passant par des résidences à Libreville ou Rio de Janeiro. Celui qui a créé le collectif Génération Elili avec des amis en 2005, avance. Il a des projets, même s’ils risquent d’être retardés par la crise sanitaire, qu’il a traversée confiné à Brazzaville. Comme celui d’ouvrir un espace culturel géant à Makélékélé d’ici l’année prochaine. Et plus tard, pourquoi pas, de créer un festival sur les deux rives du fleuve Congo. Rencontre avec un artiste plein d’idées et d’ambitions.

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