Temps Forts

PATRICIA KAHN

Universitaire reconnue, spécialiste des diasporas africaines en Amérique, née à Paris de parents ivoiriens, elle mène une réfl exion sur le racisme, l’identité, les racines, les langues. Un voyage transatlantique et sans tabou

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L’auteur dans les bureaux de son éditeur, à Paris. BRUNO ARBESU/REA

Avec Le Sel de tous les oublis, le prolifique écrivain algérien nous entraîne dans un récit magistral, à la mesure de son immense pays. Une fois de plus sous sa plume remarquable : la question de la liberté au féminin.

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Lauréate l’année passée, Maïmouna Doucouré a assisté à la remise du prix Gold Fellowship à l’hôtel Lutétia à Paris, le 3 mars 2020. GIANCARLO GORASSINI/BESTIMAGE

Avec son long-métrage, Mignonnes, la réalisatrice franco-sénégalaise suit les rêves et les souffrances d’Amy, 11 ans, tiraillée entre traditions et modernité. Et par la transformation du corps. Une histoire nécessaire qui renvoie dos à dos deux formes d’oppression féminine : la polygamie et l’hypersexualisation des préadolescentes.

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OLIVIER ROLLER

Professeure de lettres franco-tunisienne, elle a vécu la « révolution du jasmin » de l’extérieur. Elle signe un premier roman qui répond à son besoin de comprendre ce bouleversement. Et qui, au-delà de l’enquête, part à la rencontre de personnages presque défaits mais décidés à reconstruire…

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Charles de Foucauld pourrait être bientôt canonisé par le Vatican. Le projet suscite une vive polémique, alors que se multiplient les déboulonnages de statues de personnages controversés de l’ère coloniale. « L’ermite du Hoggar » était-il réellement l’ami des Touaregs ? Ou le traître qui précipita leur mise au pas ?

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39 ans à peine, et déjà vingt-cinq ans de carrière derrière lui. Ses images s’exposent dans les festivals du monde entier. Et avec elles, un regard à la fois poétique et sans concession sur les joies et les peines de son pays.I l a promené son objectif sur les champs de guerre, mitraillé les folies vestimentaires des sapeurs, dénoncé l’absence de lumière pour les jeunes étudiants qui cherchent à se construire un avenir ou mis en scène la chasse aux éphémères et les désillusions des mariées qui rêvent d’ailleurs. Son regard original, talentueux, séduit les festivals du monde entier, de Bamako à Paris, en passant par des résidences à Libreville ou Rio de Janeiro. Celui qui a créé le collectif Génération Elili avec des amis en 2005, avance. Il a des projets, même s’ils risquent d’être retardés par la crise sanitaire, qu’il a traversée confiné à Brazzaville. Comme celui d’ouvrir un espace culturel géant à Makélékélé d’ici l’année prochaine. Et plus tard, pourquoi pas, de créer un festival sur les deux rives du fleuve Congo. Rencontre avec un artiste plein d’idées et d’ambitions.

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La première source d’inspiration de cette diva célébrée à l’international demeure le Mali. Avec son nouvel album, Acoustic, elle poursuit son combat pour l’émancipation féminine et se révolte contre la violence de notre monde. Sa voix, douce et puissante, vibre dans cet écrin, tissé de cordes et de chœurs délicats. Avec Acoustic, la diva revisite dans une forme intimiste son précédent album, Mogoya, ainsi que deux standards de son répertoire, dont la sensuelle « Diaraby Nene », issue de son premier disque, Moussolou (« les femmes »), et écrite à 15 ans, qui raconte sans détour ses premiers émois amoureux. Une liberté de ton caractéristique d’une artiste bousculant les mentalités, affranchie des conventions. Oumou Sangaré s’est toujours battue pour l’émancipation des femmes, dénonçant les mariages forcés, l’excision, la polygamie.

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Leur comédie Tout simplement noir amène un souffl e nouveau sur le grand écran. Alliant humour décapant et justesse du propos, il questionne la place des Afro-descendants en France en touchant l’universel. Deux amis unis par la passion du rap, l’art de la dérision et de la vanne comme seconde nature, l’intérêt pour la figure du loser, citant 2Pac ou Bourvil dans leurs influences. Deux autodidactes au parcours éclectique : Jean-Pascal Zadi est acteur, rappeur, auteur de documentaires (tel African Dream, sur Magic System), chroniqueur télé et radio. Réalisateur de clips, John Wax a été assistant technique et photographe de plateau. Les compères signent la réalisation de la comédie Tout simplement noir (sortie le 8 juillet en France) : l’histoire d’un acteur raté décidant d’organiser une grande marche pour revendiquer la place des Noirs dans la société française. Naïf, pétri de maladresses, il sollicite le soutien de différentes célébrités. Découvrant une « communauté » noire à l’opposé de ses attentes, il doit peut-être réenvisager son militantisme.

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Depuis plus de quarante ans, l’économiste est consulté comme un oracle. Pour lui, l’après-Covid ne prendra tout son sens qu’au sein d’un nouveau modèle, créateur de croissance, d’emplois et de bien-être, où une « économie de la vie » sera favorisée au détriment d’une « économie de la survie ». Homme de l’ombre et ô combien amoureux de la lumière, Jacques Attali fait partie des personnalités les plus influentes du monde économique depuis la fin des années 1970, en France et en Europe. Son avis est sollicité, ses théories scrutées. Docteur en sciences économiques, il est diplômé de l’École des Mines, de l’École Polytechnique, de Sciences Po et de l’École nationale de l’administration (ENA).

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Voyager ! C’était devenu presque commun dans notre monde hyperurbanisé, globalisé et connecté. La crise du Covid-19 remet en cause tout un mode de vie. Et toute une industrie. En Afrique, 3 millions d’emplois sont en jeu. C ’est un crash. Un crash global, systémique. Une chute sans fin, vertigineuse, abyssale. Fin février, alors que le Covid-19 atteignait l’Europe après la Chine et l’Iran, que l’Italie se confinait et que l’aviation commerciale était plongée dans le coma, l’Association internationale du transport aérien (IATA) chiffrait déjà les pertes des compagnies à une trentaine de milliards de dollars. Deux mois et demi plus tard, le manque à gagner pour cette ô combien funeste année 2020 était réévalué à… 314 milliards de dollars ! L’équivalent de plus de la moitié des recettes estimée de l’aviation civile (561 milliards) en 2018.

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