octobre 2016
ENCADREMENT

Deux meneurs, sinon rien

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L’un est arrivé récemment, l’autre entame sa treizième année. Mais les deux sélectionneurs partagent le même goût pour la rigueur et la discipline.
 
D epuis la Coupe du monde féminine 2015 qui s’est jouée au Québec, Carl Enow Ngachu, l’entraîneursélectionneur des Lionnes indomptables, est sur un petit nuage. Son équipe est parvenue avec panache aux huitièmes de finales. Premier entraîneur camerounais à les qualifier pour le 2e tour d’une Coupe du monde, Carl et ses joueuses ont, comme le soulignent volontiers les chroniqueurs locaux, battu le record de buts marqués au Mondial féminin avec 9 buts lors du premier tour. Ces performances ont de quoi renforcer la confiance de celui qui fut très critiqué à ses débuts lorsqu’il prit en main la destinée des Lionnes.
 
Ancien joueur des clubs Diamant de Yaoundé et Sable de Batié, formé comme professeur de sport à l’Institut national de la jeunesse et des sports (INJS) à Yaoundé, il a obtenu ses qualifications d’entraîneur en Allemagne. Il se verra confier la sélection nationale féminine en 2003. Et ses résultats sont prometteurs. Les prouesses de ces dernières années lui valent la confiance des instances qui lui apportent tout le concours nécessaire : stages, retraites, matches amicaux.
 
Même traitement pour le Belge Hugo Broos, le coach de l’équipe masculine. Si son intronisation en février 2016 a été saluée – comme d’habitude – par une salve de critiques de la presse locale, il a su très vite faire le consensus sur son style : souveraineté dans ses choix techniques et tactiques et discipline rigoureuse imposée à tous. Un tempérament exigeant hérité de sa longue et riche carrière de footballeur puis d’entraîneur. Ancien joueur du RSC Anderlecht (1970-1983) puis du FC Bruges jusqu’en 1988, il a aussi livré une trentaine de matches pour la sélection nationale belge, participant notamment à la Coupe du monde 1986.
 
Considéré comme perfectionniste assumé, il peut se montrer cassant. Si sa méthode a heurté au début, elle commence à plaire, car voir un étranger expliquer aux internationaux camerounais que jouer pour son pays est un honneur et devrait se faire avec passion était bienvenu dans des vestiaires où talent a souvent rimé avec caprice ou ego. « Je veux que tout le monde vienne jouer avec sa volonté pour le Cameroun, et non qu’il considère cela comme une décontraction. Quand on joue pour son pays, on le fait avec du coeur », dit-il pour expliquer la mise à l’écart de joueurs qui ne montrent pas assez de motivation. Dès 2017, la Coupe d’Afrique des nations organisée en terre gabonaise lui donnera l’occasion d’un dernier rodage avant la CAN 2019 du Cameroun, pour laquelle tout un peuple vise haut.
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