L’Afrique n’est pas (encore) surpeuplée

Par Cédric GOUVERNEUR - Publié en
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La Namibie est l’un des pays les moins densément peuplés du continent. Vue de sa capitale, Windhoek. SHUTTERSTOCK

L’Afrique devrait compter plus de 2 milliards d’habitants en 2050. Mais s’il est vrai que certains pays ploient sous le poids démographique (Égypte : 100 millions d’habitants sur une surface utile égale à la superficie du Togo…), l’Afrique n’est pas (encore) surpeuplée : sa densité moyenne n’est que de 43 habitants au kilomètre carré, contre 108 en Europe. Et l’espace est vaste. Pourtant, il y a déjà urgence. Ainsi, le Niger, 24 millions d’habitants, connaît le plus fort taux de fécondité du globe : jusqu’à 8,4 enfants par femme dans certaines régions. À ce rythme, ce pays pourrait compter 80 millions d’habitants en 2050 ! Les courbes pourraient pourtant s’atténuer. Les campagnes de sensibilisation font évoluer les mentalités, l’idée qu’une famille peu nombreuse soit un gage de prospérité fait son chemin. Et si la natalité chute, l’Afrique pourrait bénéficier du fameux « dividende démographique ». Explication : une population de jeunes actifs avec peu d’enfants et de personnes âgées à charge a davantage d’argent pour consommer, investir et épargner. Ce dividende démographique fut l’un des ingrédients du miracle chinois. Alors, passons le message : contrôle des naissances !