Aller au contenu principal
Archi

Les installations de Jeanette Studio

Par Luisa Nannipieri - Publié en octobre 2020
Share

Adepte d’un style simple, l’Ivoirienne Mélissa Kacoutié dessine ses projets telles des installations et s’est imposée comme l’une des meilleures professionnelles de son pays.

Le Baazar, à Abidjan.

À Abidjan, on parle d’elle comme de l’architecte du moment. Mélissa Jeannette Kacoutié préfère penser qu’elle répond simplement à la demande grandissante des Ivoiriens pour une architecture créative et de qualité.

Diplômée en architecture à Paris en 2011, elle apprend toutes les facettes du métier sur le tas : du design d’intérieur au chantier, elle ne se lasse pas d’engranger des connaissances, que ce soit en Europe ou dans des agences de son pays. « Au départ, je ne me voyais pas du tout ouvrir mon cabinet, se souvient la trentenaire qui dirige Jeannette Studio depuis 2017. Mais ici, il y a tellement de matière et un tel besoin de propositions que j’ai vite compris que j’allais pouvoir dépasser mes limites. » Celle qui baigne dans le métier depuis toute petite – on compte au moins quatre architectes dans sa famille – a rapidement trouvé sa clientèle : pas forcément dotée de gros moyens, mais prête à lui laisser la main sur des projets qui ont une âme. Fascinée par les figures fractales (sortes de poupées russes mathématiques que l’on retrouve dans la nature), elle réitère et superpose des éléments simples pour dessiner des formes complexes. Comme dans la structure du Baazar, où les palettes en bois cachent la toiture en tôle et, reprenant un graphisme que l’on retrouve sur le pagne kenté, transforment un hangar ordinaire en espace atypique à la mesure de sa créatrice.

Dans la même rubrique

Du 6 au 17 juillet, le 74e Festival de Cannes a fait une belle place aux créateurs du continent. Et de nouvelles tendances se dessinent côté production.

Publié en juillet 2021

« Les projets africains OUVRENT LES YEUX au public » JUSQU’AU 21 NOVEMBRE, Venise accueille la 17e Biennale d’architecture. Une édition intitulée « How Will We Live Together? », qui interroge sur les problèmes de notre société. Parmi les 112 participants de 46 pays, on retrouve beaucoup de jeunes cabinets africains, comme Atelier Masomi (Niger) ou Cave_Bureau (Kenya). Nous avons rencontré le commissaire de l’événement, Hashim Sarkis, architecte libanais et professeur au MIT.

Publié en juillet 2021

À 31 ans, l’Américano-Zimbabwéenne sort son premier ALBUM au titre éloquent.

Publié en juillet 2021