Niger 2011-2021
La preuve par 15

Par Cherif Ouazani - Publié en
Share

Mille et un arguments feraient taire les sceptiques tant les transformations qu’ont connues le pays, sa capitale, ses villes, ses villages et ses territoires sont visibles : modernisation des infrastructures et des mentalités, amélioration des conditions socio-économiques des populations (santé, éducation, justice), recul de la pauvreté, consolidation de la classe moyenne et croissance solide. Voici en 15 données les éléments de ce grand changement à la nigérienne.

PIB par habitant + 40 % 
Le Produit intérieur brut (PIB) a presque doublé entre 2011 et 2020, passant de 5,1 milliards de dollars à 9,72 milliards de dollars. Le revenu par tête d’habitant, en valeur nominale, est passé de 323 dollars, en 2011, à 474 dollars, en 2019. Soit une croissance de plus de 40 % en moins de dix ans. Principale conséquence: la consommation des ménages a progressé de près de 12 % au cours de cette période, passant d’une moyenne annuelle de 260 dollars, en 2011, à 292 dollars, en 2019.
 
Investissements directs étrangers +100 % 
Les investissements directs étrangers (IDE) ont connu une forte croissance ces dernières années. «Entre 2016 et 2019, ils sont passés du simple au double, affirme le président Issoufou Mahamadou, ils se chiffrent à 614 millions de dollars, en 2019, pour 280 millions de dollars, en 2016.» Soit une hausse de 334 millions de dollars en trois ans. En pourcentage du PIB, les IDE représentent 6 %, en 2019, contre 3,4 %, en 2016.
 
Nouvel aéroport de Niamey 
Symbole de la régénération de la capitale, le nouvel aéroport international Diori Hamani (qui a coûté 210 millions de dollars) est l’un des jalons du programme Niamey Nyala, visant à en faire le «Dubaï de l’Afrique de l’Ouest»: réseau routier ultramoderne, avec échangeurs et nouveau pont, cinq palaces de haut standing, espaces verts et éclairage public, mais surtout aménagement des berges du fleuve Niger (3,5 milliards de dollars). Le lifting de la capitale a mobilisé plus de 5 milliards de dollars.
 
Routes bitumées +1114 km 
En matière de réseau routier, on relève la construction de 1114 km de routes bitumées, la réhabilitation de 729 km de routes existantes, ainsi que la réalisation de grands ouvrages, parmi lesquels le chantier pharaonique en cours du troisième pont de Niamey, qui soulagera la circulation dans la capitale. Sur le plan national, le linéaire des routes bitumées est passé de 3952 km, en 2010, à 5066 km, en 2019.
 
Créationd’entreprises +32000 
L’assainissement du climat des affaires a permis au pays de progresser de 42 rangs dans le classement mondial Doing Business. Parmi les réformes introduites, la promotion de la compétitivité et de la viabilité des PME, qui a permis une augmentation exponentielle du nombre d’entités économiques créées. Avec 5255 nouvelles entreprises en 2019, le stock total des sociétés nées au cours de la décennie se situe à 32639.
 
494 localités électrifiées 
Grâce aux nouvelles capacités de production et de transport d’électricité, le taux d’accès des ménages a progressé de 5 %, passant de 8,63 %, en 2010, à 13,6 %, en 2019. Avec 494 nouveaux villages raccordés au réseau électrique, le cumul de localités électrifiées a atteint le nombre de 838, représentant près de 200000 nouveaux foyers abonnés au réseau de la Société nigérienne d’électricité (Nigelec). Pour les populations isolées et les hameaux éloignés du réseau, 5661 kits solaires ont été distribués.
 
Routes rurales +2147 km 
Le désenclavement des territoires s’est traduit par la construction de 2147 km de routes rurales et la réhabilitation de 493 km de pistes. Désormais, les villageois ont troqué leur culture de subsistance contre une culture intensive, le réseau routier permettant d’écouler leur surplus de production dans les marchés régionaux. Autre effet bénéfique, l’évacuation des malades est moins problématique. C’est pourquoi le recul de la pauvreté en milieu rural est de 9 %, contre une moyenne nationale de 8 %.
 
Puissance électrique installée +110 % 
ce qui a été réalisé au cours du dernier quinquennat en matière de capacités de production électrique équivaut à ce qui a été accompli au cours des cinquante précédentes années. Entre 2016 et 2019, la puissance installée est passée de 200 à 410 MW, grâce à l’ouverture de deux nouvelles centrales thermiques, à Niamey et Zinder, ainsi que de trois parcs solaires. Du côté des infrastructures de transport, le réseau a été consolidé par la construction de 277 km de lignes haute tension.
 
231 puits de pétrole 
L’attribution de plusieurs permis de recherche a engendré une amélioration significative des réserves de pétrole et de gaz naturel. De 2011 à 2019, 231 puits ont été forés. Ces derniers représentent plus des deux tiers des puits d’hydrocarbures creusés au Niger. Les études géologiques et géophysiques effectuées ont permis de mettre à jour des réserves récupérables de pétrole estimées à 953 millions de barils et des ressources en gaz naturel de 24 milliards de m3 .
 
Enseignement secondaire +137 % d’élèves 
Ce palier de l’éducation nationale a renforcé ses capacités d’accueil avec la réalisation de 453 nouveaux collèges d’enseignement général et 15 lycées publics. Soit un total de 3228 nouvelles salles de classe, 39 bibliothèques et 12 laboratoires. L’adoption de la politique nationale de la scolarisation des jeunes filles et la révision du système d’attribution des bourses avec critères discriminants en leur faveur ont fait que les lycéennes représentent désormais 45 % des effectifs du secondaire.
 
Production irriguée +391 % 
Les superficies irriguées ont connu une croissance de 391 % entre 2011 et 2019. De nombreuses réalisations ont contribué à l’augmentation de ces superficies, parmi lesquelles la construction ou la réhabilitation de 436 ouvrages de mobilisation d’eau, ainsi que la mise en place de 12134 ha d’aménagements hydro-agricoles. La quantité d’eau mobilisée est passée de 194 millions de m3 , en 2011, à 270 millions de m3 , en 2019.
 
Emplois agricoles+700000 
La valeur ajoutée de l’agriculture a crû de 108 %, passant de 1,33 à 2,78 milliards de dollars. Du côté de l’élevage, son chiffre d’affaires est passé de 530 à 789 millions de dollars. Celui de la foresterie est passé de 230 à 308 millions de dollars, soit une croissance de 35 %. En matière d’opportunité de travail, le secteur a produit près des deux tiers des emplois créés depuis 2011. S’agissant du taux de pauvreté en milieu rural, il est progressivement passé de 54,6 %, en 2011, à 45,6 %, en 2019.
 
Centres d’alphabétisation +7900 
Emplois agricoles +700000 L’ouverture de 7901 centres dédiés a permis d’alphabétiser 262886 adultes (femmes et hommes) et adolescents en situation d’échec scolaire. Cette catégorie de jeunes exclus du circuit de l’éducation nationale bénéficie ainsi d’une seconde chance grâce à la création de huit centres de regroupement, dotés de 307 classes, ainsi que 90 centres d’éducation alternative.
 
Production céréalière +51 %  
La production céréalière s’est établie en moyenne à 4,9 millions de tonnes, soit un accroissement de 51 % par rapport à 2011. Les rendements des principales filières se sont améliorés. Mil, sorgho et riz ont connu une croissance de 5 % en moyenne annuelle. Pour appuyer la production, des actions régulières ont été menées pour renforcer les capacités techniques des producteurs et améliorer la mécanisation, avec la fourniture de matériel agricole, dont 308 tracteurs.
 
Mortalité infantile -35 % 
La construction de deux hôpitaux nationaux de référence (Niamey et Maradi), de l’hôpital mère-enfant à Niamey et de sept centres de santé mère-enfant dans les autres régions a eu pour impact une réduction substantielle du taux de mortalité infantile. Cet indicateur s’est progressivement amélioré, passant de 62,1 décès pour 1000 naissances en 2010, à 48 en 2018. La gratuité des soins pour les enfants et les femmes enceintes a coûté au Trésor public 6,5 millions de dollars.