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Entretien

Toumani Diabaté
« Seule la culture peut faire bouger le monde »

Par Astrid Krivian - Publié en juin 2021
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SCHEIBER/ANDIA.FR
SCHEIBER/ANDIA.FR

Ce virtuose malien à la notoriété internationale est le maître incontesté de la kora et l’héritier de son illustre père, Sidiki Diabaté. Il nous présente son nouvel album, Kôrôlén, réalisé avec le London Symphony Orchestra.

Héritier d’une illustre lignée de djélis, ou griots, ces maîtres de la parole, dépositaires de l’histoire mandingue, il est le fils de deux grands artistes : la chanteuse Néné Koïta et le maître de la kora Sidiki Diabaté, tous deux membres du célèbre Ensemble instrumental national du Mali. Ce legs explique sans doute le lyrisme profond de son jeu raffiné : il fait littéralement chanter sa harpeluth. Considéré comme le meilleur korafola (« joueur de kora » ou « celui qui fait parler la kora » en malinké) actuel, Toumani Diabaté n’a pas sacrifié la puissance émotionnelle de sa musique sur l’autel de sa virtuosité. En 1970, lorsque son père enregistre le premier album instrumental de kora, Mali : Cordes anciennes, avec Batrou Sékou Kouyaté et Djelimady Sissoko, il érige en soliste cet instrument traditionnellement accompagné de chants et le propulse sur le devant de la scène. Une démarche visionnaire que Toumani a perpétuée, à sa manière : sa créativité unique, époustouflante...

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