août 2019

U-Man, le début d’une aventure

Partage
Ouverte en 2016, la faculté de Man, située dans l’ouest, voit sa capacité augmenter progressivement, avec comme objectif d’accueillir à terme 20 000 étudiants.
 
C’est une ouverture partielle mais bien réelle de l’université de Man (U-Man), dans l’ouest, qui s’est déroulée en 2016. Cet établissement, créé par le décret 02015-776 du 9 décembre 2015, a pour mission principale d’assurer la formation des cadres scientifiques et techniques spécialistes du développement local rural et communautaire. Il fait partie du vaste Programme de décentralisation des universités (PDU). Sa capacité d’accueil doit augmenter progressivement pour devenir, à terme, un véritable campus de 20 000 étudiants. Des perspectives motivantes pour les lycéens des régions concernées.
 
Une rentrée à marche forcée
À la tête de l’université, le professeur Lacina Coulibaly n’a peut-être pas eu la rentrée espérée. Contrairement à l’effectif prévu de 2 000 étudiants, elle n’a en effet reçu que 429 étudiants la première année (2016-2017). La raison est simple : les travaux de la première phase n’étaient pas bouclés. Mais la volonté d’ouvrir cette faculté était très forte. « Il a été conseillé d’accueillir un nombre restreint d’étudiants, tout en poursuivant les travaux », confie une source proche du ministère de l’Enseignement supérieur. Selon Albert Toikeusse Mabri, le ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, la fin des travaux de cette première phase est prévue d’ici à 2020. « Nous nous préparons à lancer la deuxième, qui va permettre d’avoir une université complète. Ce sera un investissement complémentaire de plus de 60 milliards de francs CFA, auquel l’État va consentir », explique-t-il.
En attendant, les choses avancent. Pour la rentrée 2017-2018, 748 étudiants étaient inscrits, dont 123 filles. La faculté est dans une phase de structuration de ses activités de recherche. Plusieurs actions ont ainsi été menées, dont la création de l’École doctorale des sciences, technologies, énergie, agronomie et mines (Ed-Steam), ou la participation au projet du laboratoire mixte international Minerwa (pour une activité minière responsable en Afrique de l’Ouest). L’objectif de ce dernier, fruit d’une coopération avec le laboratoire français Géosciences environnement Toulouse (GET), est de contribuer à la compréhension de la distribution des ressources minérales en Côte d’Ivoire, ainsi qu’à leur exploration et leur exploitation responsables, c’est-à-dire en tenant compte des impacts sociétaux et environnementaux. U-Man a été approchée pour faire partie du projet de l’Observatoire de recherche en environnement de Nambékaha (Oren), près de Korhogo dans le nord. Le président a également initié une ferme école, qui regroupe plusieurs activités de mise en valeur du patrimoine foncier et de recherche sur l’agriculture, avec une rizière de 7 ha, une bambouseraie, des cultures maraîchères, de l’aquaculture…
Des coopérations scientifiques avec des institutions de recherche, des universités et des entreprises ont été mises en place en Côte d’Ivoire comme à l’étranger. L’occasion pour les professeurs et les élèves d’échanger et de s’enrichir mutuellement.
Partage
À lire aussi dans DECOUVERTE
Côte d'Ivoire : la priorité sociale Edito Lier croissance et développement pour tous
Côte d'Ivoire : la priorité sociale Un nouveau souffle pour les plus fragiles
Côte d'Ivoire : la priorité sociale Vers la fin de la corvée d’eau
Côte d'Ivoire : la priorité sociale Une énergie démocratisée

Suivez-nous