octobre 2016
MOBILISATION

Une question d’organisation

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Impliqués et motivés, les cadres et experts des commissions d’organisation sont à pied d’oeuvre pour faire de la prochaine Coupe d’Afrique féminine un succès.  

« Avec ce comité d’organisation, le Cameroun ne peut pas échouer à organiser la CAN. » Favorablement impressionné par l’importante équipe mise en place pour l’organisation de la CAN féminine 2016, Leodegar Tenga, chef de la mission d’inspection de la CAF, ne cachait pas son enthousiasme en juillet dernier. Il avait trouvé un organigramme dense, apte à travailler en synergie avec le comité d’organisation propre à la CAF. C’est un décret en date du 17 février 2006, du président Paul Biya, qui a mis en place l’architecture centrale en créant le Comité d’organisation local du championnat d’Afrique de football féminin (Cochan). Trois entités le composent avec, en tête, le comité de supervision composé de membres du gouvernement et présidé par le Premier ministre Philémon Yang, « chargé d’arrêter les orientations stratégiques liées à l’organisation et au bon déroulement » de la compétition. Quant au Comité central d’organisation que dirige Pierre Ismaël Bidoung Mkpatt, le ministre des Sports, il s’appuie sur une direction du tournoi qui supervise les comités de site opérant dans les villes qui accueilleront les différentes poules ainsi que les 14 commissions techniques qui regroupent les experts de différents domaines (plus de 200 membres au total).

Pour le ministre des Sports, l’enjeu majeur consiste à laver l’affront de 1972, lorsque le Cameroun avait organisé une Coupe d’Afrique des nations fortement critiquée et qui ne lui avait pas permis d’atteindre la finale : « Nous n’avons pas droit à l’erreur. L’heure n’est plus aux discours ou à la gesticulation. Il faut effacer les souvenirs tristes qui nous hantent depuis quarante-quatre ans, après la CAN de 1972. Rien que l’évocation de cette débâcle remplit nos coeurs d’amertume.  Pendant longtemps, nous avons été cités en exemple. Nous sommes allés gagner ailleurs. Mais depuis, nous n’avons rien organisé. Je recommande visibilité et lisibilité pour que cet événement connaisse un succès total, afin qu’on ne dise pas que nous avons bénéficié des largesses de la CAF », indiquait-il en installant ces commissions techniques le 13 mai dernier.

Depuis, tout le monde est à pied d’oeuvre pour offrir un service uniforme et de qualité aux délégations des équipes participantes au championnat, comme l’exige la CAF, et s’assurer de la qualité des installations (stades, hôtels, services médicaux, moyens de transport…). Ils devront également promouvoir l’événement en mettant en place des plateformes média locales permettant d’organiser et d’optimiser la communication sur et autour de la compétition, rechercher des partenaires et sponsors et organiser des activités et manifestations culturelles, en plus de garantir la sécurité de l’événement.

ACCUEIL ET HOSPITALITÉ

Mais pour la directrice adjointe du tournoi, Chantal Thérèse Manda, le succès de l’événement ne dépendra pas que de ces commissions techniques mais aussi de l’accueil général de la population : « L’un des paramètres déterminants de cette hospitalité pendant un événement d’une telle envergure sera l’attitude des habitants du pays hôte visà- vis des visiteurs, surtout à leur arrivée aux aéroports (Yaoundé Nsimalen et Douala). » Des opérations de sensibilisation et de mise à niveau ont ainsi été organisées au bénéfice des personnels d’aéroports, des hôtels ou encore des conducteurs de taxi. Au programme, « quelques cours d’éducation morale tels que la politesse, l’honnêteté, le respect, la maîtrise de soi et la patience », précise Chantal Thérèse Manda.  

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