On en parle

DR

La griffe qui veut valoriser les tissus du continent. Quand, en 2013, Caroline Akwei et Perrine Bah Yabi ont créé WaxUp Africa, seulement 20 % des textiles industriels vendus comme africains étaient réellement produits sur le continent. Les deux entrepreneuses, basées à Genève, ont fait jouer leur réseau pour développer une marque de mode éthiquement engagée autour d’un tissu devenu le symbole d’un certain style africain : le wax. Si le pagne doit son origine au batik javanais et son essor en Afrique aux colonisateurs, des millions de personnes ont su se le réapproprier pour en faire des tenues associées à une ethnie, une région ou un événement de la vie.

Publié en
« Pendant cette période, on ne savait plus si l’on baignait dans un cauchemar ou la réalité. ». FRANCK FERVILLE/AGENCE VU

Avec son premier film, abou leila, le cinéaste algérien questionne les mécanismes de la violence. Après trois courts-métrages, il nous plonge dans la décennie noire avec cette œuvre puissante et singulière, telle une catharsis.Né en 1982, Amin Sidi-Boumédiène grandit à Alger. Si les salles de cinéma font défaut, il est un cinéphile en herbe grâce aux cassettes VHS louées au vidéoclub ou prêtées par son grand frère. Et découvre sur Canal+ des films d’auteur du monde entier. Son premier choc : Shining, de Stanley Kubrick. Après son bac, il suit des études de chimie en France à Paris, en 2000. « Des années d’apprentissage.

Publié en
SÉBASTIEN MICKE

En livrant sa vision de L’AMÉRIQUE, le Franco-Congolais se distingue dans la prochaine rentrée littéraire. « QUI SUIS-JE AU FOND ? Vous n’aurez pas de réponse dans mes deux passeports congolais et français. Suis-je un “Congaulois”, comme dirait le grand poète congolais Tchicaya U Tam’si ? Suis-je un “binational”, pour coller à l’air du temps ? En réalité, en 1530, année de la création du Collège de France […], je n’existais pas en tant qu’être humain. » Dans sa leçon inaugurale, lors de son entrée au Collège de France en 2016, Alain Mabanckou ne mâche pas ses mots. Sa verve triomphe ; son combat pour une mise en lumière de l’identité artistique africaine s’ancre avec humour et fermeté.

Publié en
Jean Pascal Zadi avec Claudia Tagbo

Ce faux documentaire questionne la visibilité des Afro-descendants en France et dynamite tous les communautarismes. Marrant, malin, et plus que jamais pertinent. Sortie en France le 8 juillet. « Toi et ta grande bouche avec des dents qui sortent comme de grands morceaux de sucre ! » La réplique cinglante de Claudia Tagbo lancée au visage du héros du film, JP, donne le ton : Jean-Pascal Zadi, avec sa dentition si particulière, va loin dans l’autodérision… Comédien dans son propre rôle ou presque – comme tous les acteurs croisés dans ce faux documentaire –, il incarne un artiste dilettante et un peu raté qui se fait filmer (par deux Blancs) en train de préparer… une marche à Paris pour rassembler les Noirs. Avec les manifestations en France après la mort de George Floyd et les appels de rassemblements lancés par la famille d’Adama Traoré, l’actualité semble l’avoir dépassé depuis le tournage.

Publié en

Avec son groupe AJOYO, le saxophoniste franco-tunisien installé à New York harmonise avec maestria groove, jazz, soul et pop. Leur deuxième album, War Chant, est un puissant cri de colère contre le président Trump. 1 Votre objet fétiche ? Mon saxophone. 2 Votre voyage favori ? Le Japon. L’exotisme extrême, l’étrangeté absolue, riche en découvertes infinies. Mais aussi au quotidien avec mon épouse, japonaise. 3 Le dernier voyage que vous avez fait ? Une tournée dans le Sud conservateur des États-Unis. Malgré nos craintes, les gens ont soif de culture et de diversité. Notre musique y est d’autant plus nécessaire.

Publié en

Producteur du spectacle Sans visa, réalisateur de la comédie Bienvenue au Gondwana (2016) diffusée sur Netflix, fondateur du premier comedy club à Abidjan, l’humoriste nigérien s’engage pour l’éducation et l’insertion professionnelle des jeunes. AM : Comment vivez-vous la situation actuelle ? Mamane : Je suis au Niger auprès des miens. D’habitude, j’y passe 15 jours [il vit en Côte d’Ivoire, ndlr]. Ce temps long me permet de développer mes projets, comme la construction d’une école d’arts du spectacle et de l’écran à Niamey, qui accueillera des élèves de toute l’Afrique, avec des cours dispensés en français, haoussa, mandingue, wolof, lingala… Il faut donner un espoir et un horizon professionnel à la jeunesse, pour qu’elle ne cède ni aux sirènes de l’émigration, ni aux djihadistes ou aux pasteurs évangélistes. Un système de bourses permettra aux plus démunis d’étudier. Elle fonctionnera grâce à l’énergie solaire. En tant qu’ambassadeur climat pour le Sahel, je m’engage beaucoup sur ce sujet.

Publié en

Chez SALYEL PARIS, symbolique et réel se mélangent : pour mieux prendre conscience de soi et s’afficher fièrement.LE POUVOIR DES VÊTEMENTS, Fatimata Ba le connaît bien. Elle qui pendant ses années passées dans le monde de la finance a porté robes et tailleurs comme des armures, a choisi de créer une marque qui fait du masque tribal bien plus qu’un symbole.

Publié en

Formé il y a deux ans à MARRAKECH, ce groupe se nourrit de rock, de funk et de ce que la tradition musicale nord-africaine offre de plus fédérateur. L’OUVERTURE DE L’ALBUM, « Gwana Beat », ne laisse guère de doute quant aux origines du groupe. C’est l’Orient dans ce qu’il a de plus inventif et trépidant qui s’exprime ici, entre chaabi, mélodies berbères ou musique hassanie, mâtiné de blues et de rock psychédéliques américains.

Publié en

Dédiée aux artistes contemporains, la Fondation BLACHÈRE vous emmène à Bamako. À la galerie, « Le Bal de Bamako », un hommage aux pères de la photographie de l’Afrique francophone et à la jeunesse des années 1960, expose les années twist des Maliens Mory Bamba, Seydou Keïta et Malick Sidibé, du Nigérien Philippe Koudjina Ayi et du Congolais Jean Depara. Nichée au cœur de la zone industrielle d’Apt, dans le sud de la France, la fondation est adossée à l’entreprise familiale, Blachère Illumination, championne de l’éclairage de rues pour les fêtes. Chaque année, elle accueille en résidence entre six et huit artistes du continent et leur achète, à l’issue de la session, une ou plusieurs réalisations qui rejoignent ensuite sa collection, riche d’environ 1 800 œuvres, dont 700 photographies. Contribuant ainsi au rayonnement de l’art contemporain africain.

Publié en

Avec son dernier album, le célèbre chanteur et trompettiste nigérian témoigne de nouveau de l’exceptionnelle vitalité de ses propositions solos. « QUAND VOUS ÊTES AFRICAIN, vous devez réfléchir sur un passé douloureux, qui fait de notre continent ce qu’il est aujourd’hui. L’Afrique n’est pas encore libérée et doit décoloniser son esprit. Je dois donc chanter aussi bien les problèmes de l’Afrique que sa beauté, ce qu’on peut ressentir à travers mes nouvelles compositions. » Afrobeat, highlife, jazz, rythmiques ekombi… C’est ce que l’on entend tout au long d’Africa Today, qui témoigne de la richesse du parcours d’Etuk Ubong.

Publié en